
Depuis quelques jours nombre de voyageurs empruntant le réseau Thalys ont la mauvaise surprise de recevoir des SMS annonçant la suppression de leur train. De surcroît avec des possibilités de reprotection compliquées, car plusieurs trains peuvent être annulés dans la même journée et ceux restants affichent complets. Une situation que Thalys nous a confirmé, évoquant des « difficultés opérationnelles » qui ont contraint la compagnie ferroviaire « à adapter son offre de transport jusqu’au 14 novembre« . Le site internet de la compagnie affiche toutefois les trains d’ores et déjà supprimés au-delà de cette date, jusqu’au 9 décembre prochain (www.thalys.com/fr/fr/info-trafic/33548).
Jusqu’à 10% des fréquences peuvent être concernées chaque jour par ces annulations, Thalys jouant ainsi avec ses remplissages. Si une seule fréquence est passée à la trappe dimanche dernier, neuf le furent lundi et sept autres aujourd’hui, mardi 8 novembre. Quant au mercredi 9 novembre, quatre annulations sont prévues.
Thalys précise faire le maximum pour éviter tout désagrément à ses clients qui ont été informés pour ceux dont l’horaire de voyage est supprimé. « Les équipes en gare ont été renforcées pour informer au mieux les voyageurs« , ajoute le représentant de Thalys. Et d’ajouter : « les passagers peuvent demander un remboursement complet ou un échange sans frais« .
Trop de rames en maintenance et rénovation
Ces perturbations de trafic proviennent de la maintenance simultanée de plusieurs rames, dont une qui a dû être conservée plus longtemps dans les ateliers pour des travaux correctifs car « elle ne répondait pas à tous les standards« , nous précise la compagnie. Il faut rappeler que Thalys est engagée dans un vaste programme de rénovation de ses trains dont la première rame train new look, à la fois plus confortable et capacitaire mais aussi plus économe en énergie, a été introduite il y a tout juste un an.
Baptisées « Ruby », ces rames rénovées sont actuellement au nombre de deux seulement à circuler sur les routes néerlandaise et allemande du réseau, l’ensemble du parc de 26 rames devant être converti dans les prochaines années. La fusion en cours avec Eurostar devrait demain réduire ce type de désagrément pour la clientèle affaires et loisir, le futur groupe ferroviaire pouvant alors jongler avec une flotte de 51 trains de fabrication Alstom et Siemens.
Par ailleurs, Infrabel, le gestionnaire du réseau ferroviaire belge, profite du pont du 11 novembre pour réaliser des travaux d’infrastructures à l’entrée de la gare de Bruxelles-Midi. Aucun train ne circulera ainsi sur l’axe Paris-Nord/Bruxelles-Midi vendredi prochain et une partie du samedi 12 novembre, le service ne reprenant qu’à 19h.




















