Etats-Unis : les téléphones des voyageurs d’affaires resteront en mode avion

Les autorités américaines étudiaient depuis sept ans la possibilité d’autoriser les passagers à passer des appels téléphoniques à bord des avions. Un projet finalement abandonné sous la pression des équipages.
FCC
La FCC (Federal Communications Commission) a décidé de maintenir l'interdiction des appels téléphoniques en vol dans le ciel américain (DR)

Ce n’est probablement la nouvelle la plus frustrante à l’heure actuelle pour les grands voyageurs d’affaires, mais une fois passée la crise, cette décision aura son importance pour les professionnels hyper-connectés. Ceux-ci devront donc toujours se passer de téléphoner en plein vol, comme l’ont remarqué différents médias anglo-saxons. A la fin du mois de novembre, la Commission fédérale des communications (Federal Communications Commission, FCC) a statué sur un projet lancé dès décembre 2013 aux Etats-Unis, qui proposait de « réviser les règles régissant les services de communications mobiles à bord des aéronefs et d’autoriser, sous certaines conditions, les services de voix et/ou de données en vol via des fréquences mobiles sans fil ».

une forte opposition de la part de nombreux observateurs de cette procédure, dont les pilotes et les personnels de bord

Après sept années de travaux, les autorités américaines ont donc décidé de maintenir le statu quo, notamment sous la pression des pilotes et du personnel de bord. « Les propositions de la Commission suscitent une forte opposition de la part de nombreux observateurs de cette procédure, dont les pilotes et les personnels de bord de nos compagnies aériennes nationales, qui affirment qu’elle « ne répond pas à des préoccupations importantes en matière de sécurité et de sûreté nationale«  » indique le compte-rendu publié le 27 novembre sur le site de la FCC. « Des études techniques rigoureuses fondées sur des normes spécifiques aux États-Unis restent nécessaires » est-il précisé, tout en concluant : « il ne servirait pas l’intérêt public ou ne serait pas une utilisation judicieuse des ressources limitées de l’agence de continuer à poursuivre cette procédure de réglementation comme le prévoit le dossier susmentionné ».