Depuis que la Chine a lancé son train à grande vitesse en 2008, il n’a cessé de gagner des parts de marché. Une récente étude sur l’impact du rail à grande vitesse sur les trois géants aérien chinois indique qu’environ 80 % des routes aériennes intérieures de la Chine seront en concurrence en 2025 avec des trains à grande vitesse. Le nombre de passagers sur les réseaux ferroviaires à grande vitesse chinois a augmenté d’environ 30 % par an depuis 2008.
Dans une autre étude sur la compétition rail/air en Chine datant de 2020, les liaisons ville à ville les plus importantes pour le TGV étaient Shanghai-Nanjing, Guangzhou-Changsha, Pékin-Jinan,...
Depuis que la Chine a lancé son train à grande vitesse en 2008, il n’a cessé de gagner des parts de marché. Une récente étude sur l’impact du rail à grande vitesse sur les trois géants aérien chinois indique qu’environ 80 % des routes aériennes intérieures de la Chine seront en concurrence en 2025 avec des trains à grande vitesse. Le nombre de passagers sur les réseaux ferroviaires à grande vitesse chinois a augmenté d’environ 30 % par an depuis 2008.
Dans une autre étude sur la compétition rail/air en Chine datant de 2020, les liaisons ville à ville les plus importantes pour le TGV étaient Shanghai-Nanjing, Guangzhou-Changsha, Pékin-Jinan, Wuhan-Guangzhou et Pékin-Nanjing. Sur la ligne la plus fréquentée, entre Shanghai et Nanjing, quelque 220 trains à grande vitesse relient les deux villes chaque jour.
Comme en France avec le TGV et l’aérien, le train à grande vitesse chinois représente donc le concurrent le plus redoutable sur les liaisons aériennes intérieures entre 400 km et 800 km. En train, elles représentent des durées de voyages de deux à trois heures. Au-delà, le transport aérien reste l’option la plus viable.
Le Maglev pourrait amener une nouvelle concurrence sur des trajets de plus de 500 km
Mais cela pourrait changer d’ici la prochaine décennie. Selon le quotidien Shanghai Daily’s Shine, le gouvernement de Guangdong (région de Canton/Shenzhen) a présenté des plans pour deux lignes de trains magnétiques Maglev. Elles relieraient cette province du sud à Pékin et Shanghai., et compléterait la seule ligne Maglev actuellement en service, qui relie depuis 2003 l’aéroport de Shanghai Pudong à la métropole financière chinoise à une vitesse de plus de 400 km/h.
Lorsqu’elles seront entièrement construites en 2030, les deux futures nouvelles lignes à suspension magnétique réduiront à deux heures et demie la durée du voyage entre Guangzhou et Shanghai. Sur Pékin, le trajet durerait un peu plus de trois heures. Actuellement, il faut six heures en TGV pour rallier les deux métropoles. Les trains pourraient éventuellement atteindre une vitesse de 600 km/h selon le journal.
Le plan de Guangdong s’inscrit dans la perspective de construire plus de 1000 km de voies magnétiques Maglev en Chine. Construit en site propre, le développement du Maglev permettra de ne pas ajouter de pression sur un réseau ferré TGV déjà très dense.
Pour les voyageurs, les trains à sustentation magnétique pourraient également rendre les trajets plus confortables. La réduction du bruit et des vibrations, ainsi que la diminution des coûts de maintenance, sont quelques-uns des avantages de la technologie de la lévitation magnétique.