Rencontre avec Anthony J. Helbling, Diners Club

Anthony J. Helbling est le Directeur Général de Diners Club.

Comment Diners Club se positionne-t-il sur le marché français ?

Anthony J. Helbing – Présent en France depuis bientôt soixante ans, Diners Club n’a jamais réellement quitté ce marché. Reconnaissons cependant qu’au cours des dernières années, notre société s’est apparentée à une belle endormie qu’il est temps aujourd’hui de réveiller. Actuellement, nous comptons en France environ cent cinquante entreprises clientes, dont le budget consacré aux déplacements professionnels varie entre 200000 euros et 15 millions d’euros. Notre objectif consiste à traiter avec un millier de sociétés à l’horizon 2014.

Comment Diners Club se différence-t-il de la concurrence ?

A. J. H. – En traitant avec Diners Club, les entreprises tirent parti de notre neutralité. Nous ne sommes pas dans le giron d’une compagnie aérienne ou d’une banque. Un autre avantage tient à notre taille qui nous permet une grande réactivité et des réponses adaptées aux besoins de nos clients, quelle que soit leur taille. Nos affiliations constituent un autre atout : à ce jour, la carte Diners Club est acceptée dans 40000 points de vente en France. Notre appartenance au groupe américain Discover nous donne par ailleurs une excellente couverture aux États-Unis. De plus, nous avons conclu des accords de distribution en Asie.

Quel regard portez-vous sur le paiement virtuel ?

A. J. H. – Au fil du temps, le paiement des frais professionnels a tendance à se dématérialiser. Une évolution est en cours avec le procédé NFC, qui sera bientôt opérationnel en Europe. Mais je pense que le paiement virtuel restera complémentaire des autres moyens de règlement. Et ne remplacera pas les cartes individuelles que les voyageurs conservent dans leur portefeuille.