Dossier - Istanbul : pont des arts sur le Bosphore

« Faire découvrir le vrai Istanbul, pas la ville figée » : Anne Dumortier Aksoy, Kirkit Voyage

Anne Dumortier Aksoy est la directrice incentive de l’agence Kirkit Voyage.

De quand date la métamorphose d’Istanbul ?

Anne Dumortier Aksoy – 2004, avec le sommet de l’OTAN, me semble une année charnière.
Toute une série d’hôtels quatre et cinq étoiles ont été construits pour l’occasion à un rythme effréné. Istanbul est depuis devenue un centre de conférences international impor- tant et a engagé une politique de transformation urbaine.
 

Quels sont les atouts de la ville?

A. D. A. – Son histoire bien entendu, et sa situation géographique qui la rend facilement accessible. Mais elle a aussi une programmation culturelle riche, une offre variée de restaurants, boîtes de nuit et lieux originaux à privatiser, des prix pour l’instant inférieurs à ceux pratiqués en Europe. Résultat : le marché explose. Hormis la saison creuse, nous manquons d’hôtels !
 

La vieille ville est-elle toujours un incontournable ?

A. D. A. – Cela dépend. En ce qui me concerne, la vieille ville est ce que j’apprécie le moins à Istanbul. J’essaie de n’y faire dormir ni les groupes, ni les individuels. Certes, c’est un musée en plein air où il faut passer une journée, mais je suis plus encline à faire découvrir l’autre rive de la Corne d’Or, le vrai Istanbul. Pas la ville figée.
 

Que privilégiez-vous ?

A. D. A. – Jouer sur les contrastes entre clichés – visites classiques, cuisine orientale dans des endroits attendus, danse du ventre… – , et sorties dans des endroits branchés qui vont totalement modifier leur perception de la ville. Ça fait plus de 20 ans que je suis en Turquie et je suis fatigué de cette image d’un pays en voie de développe- ment. L’expérience de la vie stam- bouliote, son dynamisme culturel et artistique, déclenchent toujours le même type de réflexion à la fin : “on n’aurait jamais cru ça !”

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