Dossier - Frais ancillaires : pourquoi vont-ils se développer ?

Arnaud Debuchy, Président-Directeur Général d’Amadeus France

“Les GDS ont un rôle clé à jouer pour élargir la distribution des frais ancillaires”

Peut-on retracer l’apparition des frais ancillaires ?
Si l’origine est reliée au modèle low cost, la première compagnie “classique” à facturer ce type de services additionnels a dû être Air Canada, il y a plus de 3 ans. Les majors américaines lui ont emboîté le pas en 2009, tandis que les premières expérimentations de ce côté de l’Atlantique remontent à l’année dernière (chez Finnair, KLM…). L’offre devrait se structurer d’ici fin 2011 en Europe, notamment du côté d’Air France. Mais c’est l’an prochain que l’on en mesura l’importance commerciale et l’impact sur les revenus des compagnies. Reste que la mise en production de ces services et leur distribution exigent un travail de longue haleine, avec nombre de process à développer pour les compagnies : par exemple, gérer un inventaire pour faire payer le placement préférentiel, fournir un voucher pour accéder à un salon lounge…

 
Amadeus et son GDS sont au cœur des enjeux…
Les compagnies commencent par proposer ces services via leurs canaux directs (agences ou sites internet en propre). Mais lorsqu’il s’agit d’élargir la distribution, les GDS jouent un rôle clé. Dès 2007-2008, Amadeus a proposé aux compagnies de reprendre l’intégralité de leur offre. Et a signé 80 accords en ce sens. Nous voulons être exhaustifs pour les frais ancillaires, mais c’est un vrai challenge technologique. Avec les compagnies, il faut bâtir une indexation fiable et pertinente des services à venir. Et depuis 2009, nos équipe R&D mettent à jour toutes les interfaces entre le GDS et ses utilisateurs (portails commerciaux, outils des agences, SBT, moteurs de recherche…).
 
Etes-vous prêt à relayer ces nouvelles offres ?

L’essentiel de nos solutions le seront cette année, mais j’insiste sur la complexité qu’impliquent les frais ancillaires. Pour que ces services soient vendables et acceptés par le marché, ils doivent rester compatibles avec la logique de réservation du voyage d’affaires : émission décalée, nombreuses modifications ou annulations… Soit autant de flux de paiements et de facturation à automatiser entre les parties. Et il faut anticiper le surcroît de complexité à moyen terme, si ces frais sont différenciés selon le programme de fidélité, ou lorsque les acheteurs obtiendront de pouvoir les négocier.

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