Plus de 80 millions de sièges aériens pour la première fois depuis 2020

Pour la première fois depuis le début de la pandémie, le nombre de sièges offerts par les compagnies aériennes dans le monde a dépassé les 80 millions. Une évolution qui est, selon OAG, due à la montée en puissance des vols vacances en Europe mais aussi à la tenue des JO au Japon.
Nice devrait bénéficier de l'augmentation de la demande pour les destinations méditerranéennes (Photo: LC)

Chaque année, la fin juillet marque le pic de l’activité aérienne à travers le monde. C’est en effet le moment où l’Europe se délecte de ses vacances de même qu’une partie des Etats-Unis. En 2019, la semaine du 19 juillet s’était cependant traduite par un nombre total de 119 millions de sièges selon OAG.

Cette semaine du 19 juillet affiche certes toujours une baisse de 30,5% par rapport à la même semaine de 2019. Mais elle dépasse pour la première fois depuis le début de la pandémie la barre symbolique des 80 millions de sièges. Avec 82,7 millions de sièges disponibles à travers le monde, il s’agit même d’une augmentation de capacité de 3,6% par rapport à la semaine précédente.

La Méditerranée tire le trafic en Europe

Ce relativement bon résultat tient à la hausse du trafic en Europe vers les destinations vacances. Notamment autour de la Méditerranée. La levée des restrictions au Royaume-Uni a également stimulé le trafic. D’une semaine à l’autre, OAG constate ainsi que l’offre en Europe de l’ouest a progressé de 8%. Et que cette hausse du nombre de sièges atteint même 33% au Royaume-Uni, 9,2% en Grèce et 8,4% en Espagne.

La reprise est général dans toute l’Europe. La hausse des capacités en France d’une semaine à l’autre atteint 5% et traque ainsi l’Italie (+5,1%). Elle devance l’Allemagne qui affiche une hausse plus modérée de 3,7%

OAG indique que les capacités des compagnies aériennes mondiales restent cependant inférieure de 22 % aux niveaux de janvier 2020. Et que les coefficients de remplissage restent encore inférieurs de 15 à 20 % aux niveaux normaux de la demande.

L’Asie en légère croissance

L’évolution de l’offre continue de différer d’une région à l’autre. La réouverture de Phuket aux visiteurs étrangers ainsi que la montée en puissance de vols à Singapour explique que l’Asie du Sud Est a connu une très forte augmentation de l’offre à +21,6% par rapport à la semaine dernière. Cependant, cette partie du continent reste à des niveaux historiquement bas. L’offre représente à peine 28% de ce qu’elle était le 22 juillet 2019.

Le sub-continent indien retrouve aussi quelques couleurs avec la réouverture de lignes aériennes vers les Maldives, le Sri Lanka et en Inde. La hausse de l’offre est de 7,9% d’une semaine à l’autre. Toujours en Asie, l’offre en sièges dans le nord-est du continent s’affiche en hausse en raison d’une série de vols vers le Japon pour cause de J.O.. Cette augmentation de capacité atteint 3,8% d’une semaine à l’autre et même 18,7% pour l’archipel nippon.

Ailleurs dans le monde, les capacités sont stables au Moyen-Orient (-0,2%) ou en Amérique du Nord (+0,4%).

Le reconfinement en Australie déprime le trafic aérien

En revanche, l’offre en Océanie reste à des niveaux alarmants. Le nombre de sièges s’affiche de nouveau en baisse de plus de 8% d’une semaine à l’autre. Soit une offre inférieure de moitié à celle qu’elle était en juillet 2019. Une situation due à la réaction toujours aussi hystérique de l’Australie qui confine la moitié de sa population depuis quelques jours.

Certes, le nombre de cas positifs au Covid s’est accru de 1 622 depuis le 1er juillet tandis que l’on déplorait cinq morts de plus durant la même période. Mais les autorités ont adopté des mesures extrêmement radicales. Elles imposent ainsi un confinement dans l’état d’Australie du Sud -après le Victoria et une partie de la Nouvelle-Galles du Sud. Soit 13 millions d’Australiens devant rester à la maison.

Le confinement strict s’explique en raison d’un taux extrêmement faible de vaccination. A 14%, il est effectivement le plus bas de toute l’OCDE. Une anomalie que le gouvernement australien semble balayer d’un revers de la main. La décision de confinement pèse du coup sur le trafic aérien. D’une semaine à l’autre, la capacité en sièges a reculé de 13%.