Des trains à grande vitesse bientôt en Floride

L'opérateur ferroviaire privé américain Brightline, présent sur la ligne Miami-Fort Lauderdale-West Palm Beach depuis 2018, a l'ambition d'inclure l'aéroport d'Orlando à partir de 2022. Et de passer à la grande vitesse avec des trains roulant à 200 km/heure.
Brightline
La jeune compagnie ferroviaire Brightline veut étendre son réseau aux Etats-Unis

Brightline en Floride est le premier opérateur privé sur le rail aux Etats-Unis depuis 40 ans. La jeune compagnie ferroviaire a l’ambition d’étendre son réseau qui, pour le moment, comprend une ligne reliant Miami à West Palm Beach via Fort Lauderdale. Sur cette ligne de 105 km de long, 17 trains circulent quotidiennement pour un trajet d’une heure 10. La lenteur des trains (125 km/h) est due au fait que Brightline partage l’utilisation des voies ferroviaires avec un opérateur de fret.

Mais l’avenir s’annonce plein de promesse. En 2022, les trains de Brightline arriveront à Orlando avec la desserte de l’aéroport international. Sur le tronçon de 250 km, les trains atteindront une vitesse de 175 km/h, et même 205 km/h sur les derniers 50 km. Il faudra ainsi 2h45 pour voyager entre Miami et Orlando International. La gare ferroviaire sera directement reliée par passerelle piétonne au Terminal C de l’aéroport.

Dans une phase ultérieure, un tronçon de 135 km devrait permettre aux trains d’atteindre Tampa à 205 km/h avec un arrêt à Disneyland. Brightline estime ainsi le potentiel passagers à plus de trois millions sur Miami-Orlando. En 2019, la ligne aura acheminé sur Miami-West Palm Beach un peu moins de 900 000 personnes.

Les Etats-Unis résistent à la vague des trains à grande vitesse

Les Etats-Unis restent néanmoins le seul grand pays développé dans le monde sans véritable réseau à grande vitesse. L’ACELA Express, qui relie Washington à Boston via New York et Philadelphie, roule par exemple à 120 km/h en moyenne. Seule une section d’une cinquantaine de km permet aux trains d’atteindre 240 km/h. Une situation étrange qui trouve certainement son explication dans les puissants lobbies du BTP et les compagnies aériennes.

La compagnie ferroviaire Amtrak a récemment présenté son plan de modernisation de ses lignes. Un plan de 80 milliards de dollars réservé à la rénovation et doublement des voies essentiellement. Si le réseau TGV ne sera pas élargi, en revanche de nouveaux trains vont améliorer la vitesse moyenne, notamment dans les boucles. Deux lignes à grande vitesse en Californie (Los Angeles-San Francisco) et dans le Midwest (Chicago-Springfield-St Louis) sont prévues.

En Californie, un premier tronçon est en construction sur 273 km entre Bakersfield et Merced via Freno. A Merced, les trains pourraient à l’avenir rallier San Francisco et San Jose. Si une étude d’impact sur l’environnement autorise la percée d’un tunnel. Depuis Merced, la ligne irait vers Sacramento, la capitale californienne. Et de Bakersfield vers Burbank. Là aussi les autorités évaluent l’impact environnemental de la ligne.

Dans le Midwest, existe aussi un projet reliant Chicago à St Louis via Springfield, capitale de l’Illinois. Les trains parcourent les 480 km entre les deux villes en 5h30. Le projet de TGV est estimé à 40 milliards de dollars mais pourrait ramener le temps de parcours à un peu moins de deux heures…