Il y a des villes qui gagnent à être connues. Ou mieux connues en tous cas. C’est le cas de Maastricht, capitale du Limbourg, au sud des Pays-Bas. Récit d’un parcours incentive effectué en son temps par une société immobilière dans une métropole à taille humaine où le charme opère sans poudre aux yeux…
Par La Rédaction -
Programme du séjour
Découverte sur un rythme doux d’une ville assez grande pour solliciter constamment l’attention et suffisamment petite pour qu’on ne s’y égare jamais.Une large place est laissée aux instants libres.
Office néerlandais du tourisme et des congrès 40 bis, rue du Faubourg Poissonnière. 75010 Paris. Tél. : +33 (0)1 43 12 34 22 • Fax : +33 (0)1 43 12 34 21
Internet : www.holland.com
Maastricht Convention Bureau Het Dinghuis, Kleine Staat 1. 6211 ED Maastricht. Tél. : +31 (0)43 328 08 38 • Fax : +31 (0)43 321 37 46 E-mail : info@maastrichtconventionbureau.com
Internet : http://maastrichtconventionbureau.com/
Guides pratiques
Guide Vert Pays-Bas, Michelin • Petit Futé, Amsterdam et Pays-Bas
Plan de vol
Le train est le moyen de transport le plus simple pour se rendre à Maastricht. Pas d’accès direct cependant depuis Paris : il faut d’abord prendre un Thalys vers Liège, puis changer de train. Thalys relie Paris à Liège six fois par jour en 2h10. Un train de la SNCB relie ensuite Liège à Maastricht toutes les heures. Ce trajet dure 30 minutes.
Jour 1 : Arrivée dans l’après-midi à la gare de Maastricht. Installation à l’hôtel Beaumont. Dîner au château Neercanne. Retour à l’hôtel.
Hôtel Beaumont
Depuis 1912, la blanche façade de l’Hôtel Beaumont illumine la brique du quartier Wyck, à deux pas de la gare centrale. L’hôtel fête donc son centenaire cette année avec, à sa tête, la quatrième génération Beaumont. C’est une évidence pour les clients de cet hôtel profondément habité : il y a là une histoire familiale qui démarre modestement au cœur de la Belle Époque avec le rachat du café Swelsen par Willem Beaumont et l’ouverture de 12 chambres. Micro-expansion après micro-expansion, l’hôtel en compte aujourd’hui plus d’une centaine, sans pour autant sacrifier l’esprit des lieux : un accueil simple, des lumières et des tons chaleureux, des chambres qui se concentrent sur l’essentiel.
Wycker Brugstraat 2. Tél. : +31 (0) 43 325 44 33 E-mail : info@beaumont.nl – Internet : Internet : www.beaumont.nl
Kruisherenhotel
Un hôtel dans un couvent : voilà qui a de quoi intriguer. Le scénario est devenu réalité enmai 2005 à l’ouverture du Kruisherenhotel dans le couvent des Croisiers, hérité du XVe siècle finissant. Patrimoine historique oblige, les concepteurs ont dû redoubler d’ingéniosité pour construire une véritable “box in the box” design sans toucher aux murs. Les espaces communs sont installés dans l’église et les chambres dans le monastère attenant. Dîner à la lumière des vitraux, cocktail dans l’abside et réunions dans le transept : l’expérience est unique.
Jour 2 : croisière sur la Meuse en matinée, puis, au choix, un parcours dans les grottes de Sint Pietersberg ou un déjeuner au Grand Café d’n Ingel. Après-midi libre et dîner à l’hôtel.
Croisière fluviale : au fil de l’histoire
C’est un fait : l’idée d’une balade sur la Meuse suscite rarement des éclats de joie débordants. C’est méconnaître le charme discret de ce cours d’eau de 950 kilomètres qui unit dans son lit France, Belgique et Pays-Bas, constituant un axe central de l’histoire militaire et commerciale de l’Europe occidentale. Le lien entre le fleuve et Maastricht est étroit. La ville lui doit son nom–Maas, la Meuse en néerlandais – et sa fondation vient de sa situation privilégiée, à l’intersection des grands axes de communication. Le fleuve fait la ville donc, et il est tout naturel qu’on y circule pour la découvrir. Wilhelmina, Saint-Servais, Kennedy : en égrenant les ponts, c’est toute l’histoire de la cité qui se raconte.
Les grottes de Sint Pietersberg : 200 kilomètres dans le noir
S’il y a bien un endroit où il vaut mieux ne pas se passer d’éclaireur, c’est ici. D’ailleurs, c’est interdit : on aurait vite fait de s’égarer parmi les 20 000 galeries creusées dans la marne de la montagne Saint-Pierre, entre Pays-Bas et Belgique. Une carrière géante dont l’histoire se feuillette comme un livre sous la lampe torche du guide. Les hautes galeries témoignent de la vie de ces milliers d’hommes qui les ont creusées et parcourues depuis l’Antiquité. Des publicités relatent ainsi cette Belle Époque où les galeries étaient devenues un lieu de promenade couru. Plus loin, le four d’un boulanger et des sanitaires rappellent leur fonction de “ville de rechange” lors des bombardements aériens en 1944.
Jour 3 : déjeuner au restaurant Café Zuid. Visite privée du fort St Pieter l’après-midi. Temps libre. Dîner au restaurant ’t Hegske.
Visite de la ville : passé militaire
Maastricht dispute à Nimègue le titre de “plus ancienne ville des Pays-Bas”. Physiquement épargnée par les conflits mondiaux, la capitale du Limbourg a gardé l’essentiel d’un patrimoine remontant aux Romains qui construisirent sur la Meuse un pont pour prolonger l’invasion des régions celtes. L’histoire mouvementée de la ville laisse une large place aux guerres, de sa prise par l’armée espagnole en 1579 à l’annexion par Napoléon, en passant par la conquête de Maastricht par Louis XIV en 1673 durant laquelle d’Artagnan trouva la mort. En arrière de la “porte de l’enfer” qui ouvre la ville, l’architecture militaire – remparts, forts et casemates – porte témoignage de ce passé militaire. Mais la ville est également renommée pour la force de son patrimoine religieux, entre la basilique Saint-Servais, l’église Saint-Jean et la basilique Notre-Dame, lieu de pèlerinage marial pour rendre grâce à l’Étoile de lamer, image miraculeuse présentée dans une chapelle de l’église. Cependant, Maastricht n’est pas une ville-musée et elle sait faire du neuf avec du vieux. L’exemple le plus frappant : la reconversion de l’église des dominicains en une gigantesque librairie. Très impressionnant.
Musée Bonnefanten : l’art en temps libre
“Faites confiance à vos yeux et ne cherchez pas à lire entre les mots” : c’est l’invitation que lance le musée Bonnefanten, l’une des meilleures façons d’occuper un instant libre à Maastricht. Ici, pas d’explications étalées en petits caractères sur des panneaux rébarbatifs. L’œil est la seule boussole, assisté au besoin par un guide d’orientation qui permet d’attribuer un titre et un auteur à chacune des œuvres exposées. Autre originalité du musée Bonnefanten : miser sur le mélange des genres et des époques. Ici, on passe en deux pas d’un Brueghel à un Warhol, du fragment d’un retable à un néon érotique de Bruce Nauman ; tout le talent du muséographe ayant consisté à tisser un lien subtil – sans souci de chronologie – entre ces étapes. À noter : la possibilité d’observer le travail d’un véritable atelier de restauration derrière une vitrine et une architecture singulière signée Aldo Rossi.
Jour 4 : matinée libre, puis déjeuner au restaurant ‘t Plenske. Départ.
Gastronomie : multi-plaisirs
La joie de vivre : voilà comment les Maastrichtois qualifient en premier lieu l’attrait de leur ville. Ce bonheur quotidien passe évidemment par la découverte des bonnes tables et des nombreuses spécialités qui scandent toute visite à intervalles réguliers. Au hasard de cette tournée du “made in Maastricht”, on pourra ainsi goûter à la vlaai, la fameuse tarte du Limbourg, ou faire son propre pain d’épeautre à la boulangerie De Bisschopsmolen ; tester les moutardes et chutneys maison chez Adriaan de Smaakmaker ou goûter le rommedoe – un fromage – à la Sjinkerij de Bobbel ; ou encore visiter la brasserie De Keyzer et la cave hallucinante de lamaison Thiessen. Pour être honnête, les vins locaux n’y tiennent pas une place prépondérante… Pourtant, le vignoble est à portée demain, sur les collines de la vallée du Geer, où l’on retrouve les cépages PinotNoir, Riesling et Müller-Thürgau. Les groupes sont invités à découvrir les domaines De Apostelhoeve et HoeveNekum.
Les plus
— Une destination proche.
— Une ville à taille humaine, où tous les lieux sont accessibles facilement.
— Une ville préservée, un passé riche, un patrimoine exceptionnel.
— Des hôtels à connotation historique.
— Une offre gastronomique attrayante.
— Une ville très francophone et des visites dans la langue de Molière.
Les moins
— Pas d’accès direct en train depuis la France.
— Un nom qui, de prime abord, peine à susciter le fantasme.
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