Rencontre : Franziska Luthi Responsable marketing Mice. France pour le Suisse Convention Bureau

«Il y a les villes comme Montreux, Lucerne ou Zürich et aussi un éventail d’activités touchant à l’art de vivre de plus en plus étendu.»

Quelles demandes vous adresse -t-on le plus souvent depuis la France ?
Franziska Luthi – En fait, nous recevons assez peu de demandes pour des opérations de longue durée, purement incentive, qui s’orientent généralement vers des destinations plus lointaines. L’essentiel des dossiers que nous traitons concerne des séminaires complétés par des activités ou des incentives courts, du type trois jours / deux nuits ou deux jours / une nuit.

Et pour quel contenu ?
F. L. – Il y a dix ans, nous recevions surtout des demandes pour des séminaires à la neige. Mais nous avons beaucoup communiqué sur ce que l’on pouvait faire en Suisse au fil des saisons et ce travail commence aujourd’hui à payer. La fréquentation se diversifie et se répartit sur toute l’année. Bien sûr, dans un pays où l’on peut vivre “dans le blanc” même en été grâce à la présence de glaciers, la neige reste un élément attractif. Mais il y a les lacs, les villes comme Montreux, Lucerne ou Zürich et aussi un éventail de plus en plus étendu d’activités touchant à l’art de vivre : gastronomie, dégustation de vins, visite de chocolateries artisanales…

Les clients français n’ont-ils pas plutôt tendance à privilégier les opérations en Suisse romande ?
F. L. – Très franchement, non. Depuis que je travaille ici, je n’ai reçu qu’une seule demande spécifiant que l’aspect “francophone” devait être impératif. Plus que la langue, ce qui compte, c’est la présence d’hôtels correspondant aux critères définis et la facilité d’accès. De ce point de vue, la nouvelle offre de Lyria met en lumière des villes comme Bâle et Zürich.

“La Suisse, c’est cher” : qu’avez-vous à répondre à cette critique ?
F. L. – C’est clair : nous ne sommes pas une destination bradée. Nous ne vivons pas seulement du tourisme et nous n’avons pas vraiment de saisons creuses où les hôtels sont obligés de casser les prix. En matière de tourisme d’affaires, la Suisse, ce n’est pas l’“usine”. Nous travaillons plutôt sur des petits groupes, avec des séjours personnalisés. Nous avons un produit de qualité, qui a certes un prix, mais qui ne se réduit pas qu’au très haut de gamme. Nous avons une très belle offre hors des cinq étoiles luxe. Au final, la Suisse, ça ne coûte pas aussi cher que l’on croit…