République dominicaine : la plus vivante des Caraïbes

Il y a la mer bien sûr, avec ses plages et ses cocotiers. Il y a aussi la culture, avec en point d’orgue la vieille ville de Saint-Domingue classée à l’UNESCO. Mais, surtout, il y a la chaleur des habitants qui ont fait la réputation de la République Dominicaine, sans doute l’une des îles les plus vivantes de toutes les Caraïbes.
République Dominicaine, maison traditionnelles pour touristes
République Dominicaine, maison traditionnelles pour touristes

Jour 1 : arrivée à l’aéroport, transfert, verre de bienvenue et installation dans les chambres, puis séance de yoga. Dîner à l’hôtel

L’hôtel : Hard Rock & Casino Punta Cana

Hard Rock Punta Cana
Hard Rock Punta Cana

Il faut profiter du réveil matinal que provoque immanquablement le décalage horaire lorsqu’on voyage d’est en ouest à partir de l’Europe. Et donc, aux aurores et en pleine forme, se diriger vers l’une des 13 piscines de l’hôtel, il n’y a que l’embarras du choix. Il fait déjà chaud, l’eau est délicieuse, le soleil attaque sa ronde et les oiseaux entonnent leurs chants des îles. À moins qu’on ne préfère un jogging. Là aussi, il y a de quoi faire, le resort s’étalant sur 129 hectares le long d’une plage de 800 mètres de sable blanc. Des cocotiers partout, de vraies rivières et des petits lacs, des espaces de nature sauvage laissés tels que Dieu les a fait, mais aussi 1 775 chambres et suites, toutes king size avec balcon ou terrasse, et neuf restaurants, tous sous régime « all inclusive » et tous avec des buffets incroyablement généreux. Pour un peu, on n’en sortirait pas de cet Hard Rock. D’autant qu’outre ses 32 boutiques et sa boîte de nuit very hype, il héberge le plus grand casino de toutes les Caraïbes : 482 tables et machines à sous. Pour le reste, il y a des tennis, un terrain de foot, des bicyclettes, un haras, un golf de 18 trous et un gigantesque spa. Côté décoration, on a su rester sobre, le rock’n roll ne se faisant sentir qu’à travers des toiles représentant des stars ou divers objets leur ayant appartenu : la guitare de Santana, la veste de Cliff Richard, la limousine de Madonna… Pour les séjours corporate, côté réunions et dîners de gala, le Hard Rock propose des giga salles pouvant toutes se diviser en espaces de sous-commissions. Pour donner un ordre d’idée, l’une d’elles peut accueillir jusqu’à 2 800 personnes assises. Rien que cela.

Boulevard Turistico del Este, Km 28. N° 74, Macao,
Municipio de Higüey, Punta Cana • Tél. : +1 817 567 7516
Internet : hardrockhotelpuntacana.com

Jour 2 : journée safari culturel et sportif avec Bavaro Runners Adventures : éco-village montrant l’extraction du sucre de la canne et la fabrication de cigares, visite de la ville de Higüey, puis déjeuner dans la forêt tropicale. Le soir : dîner à l’hôtel et spectacle de cabaret au Coco Bongo.

La basilique d’Higüey se voit de loin dans la campagne.
La basilique d’Higüey se voit de loin dans la campagne.

Higüey – Entre Lourdes et Fatima

Un arc de 80 mètres de haut et figurant des mains jointes, des volumes qui n’auraient sans doute pas déplu au Corbusier ou à Niemeyer, de splendides vitraux venus de Chartres et une stupéfiante Basilica de Nuestra Senora de la Altagracia, à l’esthétique décriée et construite après un concours international lancé en 1947. Lauréats : A.J. Dunoyer de Segonzac et Pierre Dupré, deux célèbres architectes français qui ont osé, véritablement osé, des tonnes de béton armé pour célébrer la vierge qui, selon la légende, serait apparue en 1691 à une jeune fille malade. Inaugurée en 1971, la basilique pouvant accueillir pas moins de 3 000 fidèles – tout a été prévu pour le pèlerinage annuel du 21 janvier – a reçu la visite de Jean- Paul II en 1992. L’histoire ne dit pas ce que le Saint Homme, habitué au baroque doré du Vatican, a éprouvé devant tant d’audace.

Des maisons rurales en bois, charmantes et tout en couleurs.
Des maisons rurales en bois, charmantes et tout en couleurs.

Scènes de vie quotidienne – Grand vert en immersion

Le cigare est prêt, il n’y a plus qu’à baguer.
Le cigare est prêt, il n’y a plus qu’à baguer.

On ne s’y attendait pas, mais c’est un guagua chamarré qui attend les passagers, autrement dit une réinterprétation des autobus locaux avec leurs flancs totalement ouverts sur l’extérieur. C’est amusant et surtout très aéré, ce qui est tout à fait approprié dans cette île où le soleil tape dur dès le matin. Le safari – c’est un bien grand mot tout de même – en guagua s’immisce à travers une forêt tropicale très dense, très verte, avec ça et là des têtes de cocotiers surplombant un embrouillamini de feuillage exotique.
Le guagua cahote sur des pistes improbables, mais surtout il permet de faire corps avec le décor traversé. Tous les sens sont interpellés : les sons avec les bruits des hommes et le chant des oiseaux, mais aussi les odeurs d’humus, de cheval et surtout le vent, qui s’insinue entre les passagers. Dire que certains groupes commettent l’erreur d’opter pour des mini bus climatisés… Cahin-caha, le bus arrive à l’heure du déjeuner au sommet d’un monticule dominant toute la forêt où l’agence a eu la bonne idée de construire une grande paillote pouvant accueillir 300 personnes. Ce sera l’occasion de goûter à la cuisine dominicaine, toute simple, et surtout au plat national, l’arroz con habichela, du riz mêlé de haricots secs et servi avec du poulet ou du boeuf. Les plus téméraires profiteront de l’arrêt pour s’essayer à une tyrolienne suspendue au-dessus d’une gorge très profonde, tandis que les autres joueront avec des singes-écureuils, très espiègles et pas sauvages pour un sou.

Aux ordres, deux boeufs placides tournent autour du pressoir sur un simple claquement de langue de leur maître. Aussitôt, un liquide blanchâtre extrait de la pression des tiges de canne à sucre coule en abondance.
Aux ordres, deux boeufs placides tournent autour du pressoir sur un simple claquement de langue de leur maître. Aussitôt, un liquide blanchâtre extrait de la pression des tiges de canne à sucre coule en abondance.

Et puis, sur le chemin du retour, il y a la ferme de Maria. Une très souriante Maria qui reçoit dans sa maison de poupée peinte dans les roses et les bleus et, du coup, donne l’occasion de découvrir le décor ordinaire de l’univers rural dominicain. Un vrai bonheur comme on en voit seulement dans les livres d’enfants ; une case minuscule, un rocking-chair dans un coin et Maria qui se fait un plaisir d’expliquer la récolte du café et celle du cacao. Alors, ce sera café pour tout le monde. Un délice !
Runners Adventures Email : olivier@bavarorunners.com • Internet : www.runnersadventures.com

Jour 3 : transfert pour Altos de Chavon, puis bateau rapide jusqu’à l’île de Saona. Déjeuner sur la plage, retour en catamaran.

Altos de Chavon – Le nec plus ultra

Des villas – 1 500 au total – dont certaines de la taille d’un château, une police privée, un aéroport international, deux terrains de polo, trois golfs 18 trous, une marina avec force yachts à l’amarre, une vingtaine de restaurants et trois hôtels… Ce drôle de lotissement ultra réservé n’accueille que des ultra célèbres ou des ultra jet set. Perchée sur un promontoire dominant le Rio Chavon, la Casa de Campo pourrait être au fond sur n’importe quelle île tropicale, tant son appartenance à la République Dominicaine semble ténue. Voire en Italie, notamment avec cette folie d’un milliardaire américain, Altos de Chavon, reproduction d’une petite ville italienne du XVIe siècle avec tout ce qu’il faut de ruelles pavées et d’arcades ombragées. Il y a même une petite église visitée par Mickael Jackson et sa femme Priscilla Presley et consacrée par le pape Jean-Paul II, ainsi qu’un amphithéâtre romain de 5 000 places inauguré par Franck Sinatra et qui a vu passer beaucoup de beau monde. C’est l’un des sites les plus visités de l’île.

Saona – Escale sur une île paradis

Sur l’île de Saona, des tables ombragées par des cocotiers attendent les groupes pour un déjeuner au paradis.
Sur l’île de Saona, des tables ombragées par des cocotiers attendent les groupes pour un déjeuner au paradis.

Les cinéphiles ne l’ignorent pas, certaines scènes d’Apocalypse Now ont été tournées sur les eaux vertes du Rio Chavon… Une mangrove idéale pour une gentille remontée de fleuve en bateau à aube style Mississippi. Tout est lent, plombé par le soleil. À peine est-on distrait par quelque oiseau qui aurait oublié que rien ici ne presse vraiment. La promenade dure environ une heure, avant d’être relayée par un autre style de bateau, autrement décoiffant, un “speed boat” qui prend la mer en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. Une heure de plein soleil, une heure de secousses carabinées provoquées par les vagues que l’on survole pratiquement. Et puis tout se calme ; le bateau ralentit, la mer se fait bleu lagon, le fond de sable blanc est presque à portée de main.

Du coup, on ne résiste pas et on plonge dans l’eau qui arrive à peine à la ceinture. Tout juste effleure-t-on une étoile de mer à la peau si rêche qu’on la croirait de plastique. Une quinzaine de minutes après, on accoste sur l’île de Saona qui fait partie du parc national de l’Est, classé comme zone protégée par l’UNESCO. La plage est paradisiaque, bordée par une forêt de cocotiers à l’ombre desquels on a installé des tables en bois. Champagne servi très frais et langouste. Le retour sur la plage-port de Bayahibe se fera sur un grand catamaran oú les passagers apprendront à danser la bachata et le merengué. C’est léger, léger, si loin de toutes les torpeurs du monde…

Jour 4 : transfert vers Santo Domingo et installation à l’hôtel Renaissance. Déjeuner à l’hôtel et visite de la vieille ville.

L’hôtel : Renaissance Santo Domingo Jaragua

Le Renaissance, du design dans un lieu historique.
Le Renaissance, du design dans un lieu historique.

C’est l’un des hôtels historiques de la ville… Enfin, c’était, car du bâtiment originel de 1947 il ne reste plus rien. Rouvert en 1987, l’établissement a été totalement reconstruit, puis rénové en 2015. Et cela se voit. Du lobby ouvert à la décoration colorée des chambres, tout y est contemporain. Y compris le restaurant, le Luna Tapas, qui propose des plats internationaux, mais aussi du tofu et du quinoa, revisités aux saveurs des Caraïbes. On l’aura compris, la clientèle est plutôt jeune, un rien geek. Dehors, dans les jardins donnant sur le Malecon, on paresse au bord d’une piscine assortie de curieux et fort prisés salons particuliers aux murs peints par des artistes locaux. À noter que l’hôtel possède son propre casino. 300 chambres, spa, dix salles de réunions.

Ave George Washington, 367 • Tél. : +1 809 221 2222 • Internet : renaissancesantodomingo.com

Jour 5 : départ pour l’île de Cayo Levantado via Samana. Randonnée à la cascade Limon et arrêt plage à Las Terrenas. Retour à l’hôtel.

Péninsule de Samana – Luxuriance et plages de rêve

En dehors de la saison des cétacées, Samana offre de fabuleux souvenirs de randonnée à cheval, ponctuée par un plongeon dans l’eau fraîche de la cascade El Limon.
En dehors de la saison des cétacées, Samana offre de fabuleux souvenirs de randonnée à cheval, ponctuée par un plongeon dans l’eau fraîche de la cascade El Limon.

C’est beau, la péninsule de Samana ! Cela concentre à peu près tout ce qu’on peut attendre d’un séjour dans une île des Caraïbes. Des collines disparaissant sous une épaisse végétation tropicale, des villages dans leur jus, de merveilleuses plages avec tout ce qu’il faut de cocotiers se penchant sur le sable blanc. Quelque 3 000 Français expatriés là l’ont bien compris, œuvrant dans le tourisme et la restauration. Mais ce n’est pas pour saluer des Français que les groupes se déplacent ici, mais pour un spectacle autrement séduisant que constitue, de janvier à mi-mars, l’observation des baleines en s’arrêtant, le temps d’un déjeuner sur la plage, sur la minuscule île de Cayo Levantado qui elle aussi, et comme d’habitude serait-on tenté de dire, présente des plages paradisiaques.

Jour 6 : journée libre pour le shopping et transfert, en fin d’après-midi, à l’aéroport de Santo Domingo pour le vol du retour.

Saint-Domingue – Les premières pierres des deux Amériques

C’est dimanche sur la place de la cathédrale, autrement nommée parque Colon. Santo Domingo, qui a fait une fête carabinée la nuit précédente, a la gueule de bois. Dans les boîtes et les bistrots, on a dansé le merengue ; sur le Malecon, le boulevard qui longe la mer des Caraïbes, on a fait de la musique avec tout et n’importe quoi. Rhum, Cuba libre et bière… Alors, ce matin, les terrasses des cafés se bouchent les oreilles pour atténuer le son des cloches qui battent à pleine volée. Elles battent comme ça depuis 1540, la Basilica Menor de Santa Maria étant la plus ancienne cathédrale des Amériques. D’ailleurs, tout ou presque ici a été le “premier d’Amérique” : première ville, première cathédrale, premier hôpital, première université… Et parcourir aujourd’hui la Calle El Conde ou la Calle de Las Damas revient à feuilleter les premiers chapitres de l’histoire de tout un continent. Pour aider à la découverte, il y a, dans une maison construite en 1520, le Muséo de las Casas Reales, remarquable et qui présente entre autres l’épopée de Christophe Colomb ; il y a aussi l’un des bastions intacts de la toute première ville, mais surtout, il y a la sublime maison du fils de Colomb, Diego, construite en 1511, lorsque Monseigneur était vice-roi du Nouveau Monde et gouverneur de Las Indias. Cette maison, d’une grande beauté, a été entièrement restaurée, remeublée d’époque et trône en majesté au dessus du fleuve qui sépare la ville en deux, au bout d’une immense esplanade. Le soir, les cafés de cette Plaza de Espana sont le rendez-vous de la jeunesse qui y attaque ses soirées. En fanfare, comme il se doit.

LES ACTEURS DE L’OPÉRATION

Dreamliner Air Europa petite

TRANSPORT > (réactualisé en août 2025) Air Europa proposait à l’époque une liaison vers la République Dominicaine via l’aéroport de Saint-Domingue. La compagnie propose aujourd’hui un vol quotidien de Paris à Punta Cana, avec escale à Madrid. Le vol Madrid-Punta Cana est effectué en Boeing B787  bi-classe, business et éco, tandis que la liaison Paris-Madrid l’est en Boeing B737-800.
Tél. : 01 77 37 27 17 • Internet : aireuropa.com

ORGANISATION > Connect DMC > Boulevard Turistico del Este,
101. Edificio Gym, n° 22 • Tél. : +1 809 959 05 05.
Email : sales@ctsdr.com • Internet : https://connecttravelservices.com

CLIENT > Entreprise du secteur des nouvelles technologies.
Taille du groupe > 500 personnes.
Durée de l’opération > 5 jours.
Propos > incentive.

RENSEIGNEMENTS > Office du tourisme de la République
Dominicaine. 22, rue du Quatre Septembre, 75002 Paris.
Tél. : 01 43 12 91 91 • Internet : www.GoDominicanRepublic.com

GUIDES > Petit Fûté, Guide du Routard, Lonely Planet, Guide Evasion, Foot Print Gallimard.