
Contre toute attente c’est la SNCF qui conservera l’exploitation des lignes Nantes-Bordeaux et Nantes-Lyon dont les lots faisaient l’objet d’un appel d’offre dans le cadre de l’ouverture à la concurrence ferroviaire. L’annonce en a été faite par Philippe Tabarot, le ministre chargé des Transports. « L’offre de [SNCF Voyageurs] présente en effet une meilleure qualité de service, une plus forte ambition sur l’offre de transport et la fréquentation. Elle est aussi la plus compétitive au plan économique pour l’État, garant de l’équilibre financier de ces lignes« , justifie ainsi le Ministère des Transports. Dans un communiqué, la compagnie ferroviaire s’est elle félicitée du gain de ce marché de deux lignes de trains d’équilibre du territoire (TET). « Cela confirme la compétitivité de SNCF Voyageurs dans les défis de l’ouverture à la concurrence« , estime-t-elle après avoir battu les offres concurrentes déposées par la compagnie ferroviaire espagnole Renfe et Le Train, un nouvel entrant qui ambitionne également de faire rouler ses premiers TGV sur les LGV de l’Ouest de la France à partir de 2026.
Plus de trains et de confort à bord
Devant débuter en décembre 2026 pour une durée de dix ans, le nouveau contrat concerne « l’exploitation, la maintenance, la relation client et une partie des missions de commercialisation« , précise la SNCF qui entend créer une société propre pour exploiter les deux lignes. La compagnie nationale continuera à utiliser les trains « Coradia Liner » mis en service en 2017 et entièrement financés par l’État pour assurer la pérennité de ces dessertes. Au fil des tours pour départager les trois concurrents, la SNCF a amélioré son offre finale qui prévoit pour Nantes-Bordeaux de passer de 4 à 5 allers-retours, plus une sixième rotation les vendredis et dimanches. Et pour Nantes-Lyon de conserver les 3 allers-retours actuels mais avec des capacités supérieures à bord afin de répondre à la croissance de la demande. Les trafics ont en effet progressé depuis 2022 sur les deux lignes, la SNCF ayant d’ores et déjà ajouté des trains. L’opérateur s’est ensuite engagé à proposer aux passagers un meilleur confort à bord, une restauration ambulante, une offre de divertissement numérique… Pour remporter l’appel d’offre, la SNCF a enfin prévu de construire un atelier de maintenance à Nantes en 2030.
Les Paris-Clermont-Ferrand et Paris-Limoges-Toulouse prochains sur la liste
L’Etat s’est félicité de cette amélioration de la qualité de service sur ces deux axes et poursuivra « l’ouverture à la concurrence des autres lots des trains d’équilibre du territoire qu’il organise« , a ajouté Philippe Tabarot, précisant que les prochaines lignes ferroviaires qui feront l’objet d’un appel d’offres seront le Paris-Clermont-Ferrand et le Paris-Limoges-Toulouse. Le Train a pour sa part regretté « que son offre n’ait pas été suffisamment reconnue« . Le futur opérateur de trains à grande vitesse explique que celle-ci était « compétitive, centrée sur une expérience clients améliorée, une fréquence accrue des services et une approche durable« . Un dernier point, environnemental, non mis en avant par la SNCF dans son communiqué de victoire. Le Train demande ensuite à l’Etat de « garantir un cadre de mise en concurrence transparent et équitable. Il est notamment essentiel d’assurer à tous les candidats un accès à des données complètes et robustes » sur les lignes considérées. Une critique récurrente faite à l’encontre de la SNCF par ses concurrents lors de précédents appels d’offres,




















