
À l’occasion de l’annonce d’une nouvelle étape dans les essais du TGV M, la SNCF a encore publié une date décalée pour la mise en service commerciale de son train nouvelle génération assemblé par Alstom. Celle-ci est désormais prévue le 1er juillet 2026 pour les quatre premières rames d’essai, huit TGV devant ensuite être opérationnels courant septembre et 13 fin 2026. La SNCF essuie les plâtres avec l’Avelia Horizon, TGV de 5eme génération affichant pas moins de 400 innovations industrielles et techniques qui ont nécessité de nombreux réglages et importantes modifications lors de cette interminable campagne d’essai débutée en décembre 2022.
Les freins, notamment, ont été un gros point d’achoppement. Ainsi, la SNCF avait initialement annoncé une mise en service de ce TGV à l’occasion des Jeux Olympiques de Paris 2024, puis en 2025 et début 2026. Le bout du tunnel semble cette fois-ci visible, la compagnie venant de déposer le dossier d’autorisation de mise sur le marché auprès de l’European Railways Agency, l’agence responsable en matière de sécurité et d’interopérabilité ferroviaire. Et de lancer ainsi la phase d’essai de préexploitation.
Un TGV pour faire face à la concurrence
Pour maintenir l’intérêt du public au fil de ces décalages, la SNCF a fait du teasing, dévoilant la couleur blanche de ces futurs TGV en avril 2024 puis leurs aménagements intérieurs en mars 2025.
Le transporteur entend faire un atout stratégique de ce TGV Avelia Horizon dont 115 rames ont été commandées pour un montant de 4 milliards d’euros. Grâce à une motrice révolutionnaire, celles-ci disposeront de 9 voitures, contre 8 pour les TGV actuels. De quoi augmenter la capacité de 20% avec 720 places (pour 630 aujourd’hui) tout en réduisant la consommation d’énergie d’autant.
La SNCF compte exploiter ses premières rames sur l’axe Paris-Lyon-Méditerranée et le Paris-Milan afin de résister à la concurrence de Trenitalia sur ces axes. Outre l’aspect capacitaire, ces trains offriront plus de confort aux passagers en 1ère comme en 2nde classe. Cette nouvelle flotte sera par ailleurs amenée à compenser les anciennes rames TGV Inoui qui passeront prochainement sous la bannière Ouigo au terme d’un sérieux relooking afin de respecter les codes de la marque low-cost.




















