
La concurrence a du bon dans le ferroviaire en matière de tarification. Et désormais sur la ligne Paris-Marseille depuis l’arrivée des trains Frecciarossa de Trenitalia le 15 juin dernier. Selon une étude réalisée à partir de billets réservés sur Kombo, une plateforme de réservation de billets de train, bus et avion, la SNCF a baissé en moyenne de 33% le tarif de ses billets TGV Inoui entre le 15 et le 30 juin par rapport à l’an dernier. Le prix moyen s’élèverait ainsi à 78€ en 2nde classe contre 117€ un an plus tôt, celui des Frecciarossa en classe standard étant lui de 72€, loin toutefois de son prix d’appel de 27€ l’aller simple entre Paris et la cité phocéenne. L’étude confirme par ailleurs le prix toujours plus élevé des Ouigo avec des tarifs en hausse de 15% et un prix moyen passé de 76€ à 88€ cette année sur cette période. Soit un pricing supérieur pour cette offre low-cost comparé au TGV Inoui et des gains plus importants pour la SNCF grâce à des coûts d’exploitation moins élevés…

Avec les vacances scolaires, la SNCF a ensuite remonté progressivement ses tarifs. La compagnie nationale n’affiche plus que des tarifs en recul de 13% du 1er au 15 juillet et au contraire une hausse de 13% sur la quinzaine suivante. Les tarifs moyens s’affichent ainsi à 71€ en 2nde pour les TGV Inoui, 61€ pour une place en Ouigo et 49€ chez Trenitalia qui reste le mieux disant. Kombo explique cette dernière hausse « par un taux de remplissage plus élevé, les billets Inoui ayant été mis en vente bien avant ceux de Trenitalia, le stock de billets à bas prix était déjà écoulé« . Il sera intéressant de voir les différences tarifaires pour septembre, une fois la période estivale achevée…

Trainline affiche des réservations en hausse de 202% sur Paris-Marseille
« Notre étude confirme une nouvelle fois que la concurrence fait baisser les prix et bénéficie directement aux voyageurs« , considère Matthieu Marquenet, le cofondateur de Kombo qui milite évidemment pour un essor des réservations par les plateformes qui permettent de comparer les tarifs, Trenitalia n’étant pas distribuée via SNCF Connect. La concurrence devrait demain s’exacerber, la compagnie italienne ne proposant pour commencer que 4 allers-retours quotidiens face à la SNCF qui aligne 17 rotations par jour, dont 3 en Ouigo. Si les remplissages de rames sont élevés, Trenitalia devrait ainsi monter en puissance au fil des mois comme elle l’a fait sur Paris-Lyon. L’offre crée par ailleurs la demande et dope le trafic ferroviaire entre les deux villes. Trainline, autre plateforme qui traite les clients loisir mais aussi entreprises, assure avoir enregistré une hausse supérieure à 200% des billets réservés sur cet axe sur un an en additionnant les ventes des deux transporteurs.




















