
Au XVIIe siècle, Ngawang Namgyal a unifié le “pays du Dragon Tonnerre” et élaboré tout un réseau de dzongs à travers le Bouthan. À l’image du Rimpung Dzong de Paro, ces forteresses ont plusieurs fonctions. Celle bien sûr de protéger les vallées des invasions venues du Tibet voisin, mais aussi celle d’abriter à la fois l’administration locale et les instances religieuses.
Un voyage au Bhoutan, ça commence comme une ouverture d’opéra italien : vif, magistral, parfaitement scénographié. La fosse d’orchestre en moins, car nul besoin de musique aux marches du Rinpung Dzong. Il y a, pour la remplacer, les flots furieux d’une rivière dégringolant des glaciers de l’Himalaya qui ajoutent à la magie de ce lever de rideau sur l’un des plus beaux pays du monde. Un petit royaume pas plus grand que la Suisse, coincé entre l’Inde et le Tibet.
Un dzong donc, autrement dit la version bhoutanaise de ce que furent nos châteaux forts. En plus sophistiqué, en beaucoup plus travaillé. Cela donne un socle rectangulaire de pierres passées à la chaux, puis, très haut sur les murailles, une rangée de meurtrières coiffant en encorbellement une volée de larges fenêtres à meneaux. Le tout souligné par un rouge très élégant. Au-dessus, comme suspendu à quelques mètres des dernières pierres, plane l’or d’un toit posé en pagode.
À deux pas de l´aéroport international
On accède à cette “forteresse des Joyaux Accumulés”, consacrée au XVIe siècle, par le seul pont couvert encore existant dans tout le pays. Puis, c’est une première cour, un vaste quadrilatère bordé d’arcades qui abritait autrefois l’administration ; et qui, d’ailleurs, l’abrite encore aujourd’hui. Elle est séparée d’une seconde cour par un puissant donjon, tout en force et pourtant lui aussi très décoré. Comme dans tous les dzongs, comme on le verra plus tard, cette partie est traditionnellement réservée aux religieux. Tout est peint, sculpté, enjolivé de fresques, dont trois remarquables mandalas cosmiques évoquant la création du monde, ainsi qu’une curieuse composition qui n’est pas sans rappeler le Jardin des Délices de Jérôme Bosch.

Le ton est donné, à deux pas seulement de l’aéroport international. Et parlons-en de ce minuscule aéroport, et surtout de son approche en avion. L’une des plus spectaculaires qui soit, lorsque l’appareil, un Airbus A319, chaloupe entre les montagnes, les frôle pratiquement de l’aile, vire à droite puis à gauche, se faufile dans une vallée aux flancs abrupts, rase un village haut perché et, enfin, pique vers la piste. Dieu merci, les pilotes de Drukair, la petite compagnie nationale, ont la réputation de compter parmi les meilleurs du monde.
Et tout de suite, le choc. D’abord avec la bâtisse d’accueil de l’aéroport, construite dans le plus pur style bhoutanais, façon dzong, mais aussi avec le costume des nationaux qui n’y vont pas de main morte. Surtout du côté des hommes qui portent pratiquement tous une sorte de chasuble arrêtée aux genoux, droite devant, fermée en pli creux derrière et assortie de longues chaussettes noires. C’est assez joli, finalement. De toute façon, par décret royal, c’est obligatoire dans tout le pays ; du moins lorsqu’on travaille en relation directe avec le public ou qu’on se trouve dans un lieu sacré. Du coup, tout le monde ou presque est en jupe. En jupe le personnel de l’aéroport, en jupe les guides et en jupe les chauffeurs… Finalement, on s’y fait assez rapidement.
Pour des raisons de géographie bousculée, de montagnes et de vallées enchevêtrées, l’aéroport international de Paro est situé à une cinquantaine de km de Thimphu, la capitale. La route entre les deux villes est très belle, qui chemine en lacets le long d’un torrent impétueux, traverse des rizières, s’enfonce dans des gorges, fait découvrir ses premiers temples, ses premiers stupas, ses premiers drapeaux à prières plantés un peu partout dans la montagne et confiants leurs voeux de bienveillance à tous les vents.



Capitale en minuscule
Tout est construit dans le style vernaculaire, blanc de chaux, fenêtres brun-rouge à encorbellement et toits lévitant curieusement au-dessus des bâtisses. Pas une seule construction verrue, pas un pavillon préfabriqué pour gâcher le paysage. Et c’est partout comme ça. Y compris dans la capitale. Oh là là, la capitale ! En fait, une petite ville de 100 000 habitants, ce qui est énorme pour le Bhoutan. Une sorte de bourg-rue perché à 3 000 mètres, avec une seule intersection “à risque” coordonnée par un policier pas peu fier qui, grimpé dans une guérite, brasse l’air moite au-dessus d’une circulation plus que fluide. Un feu tricolore ? Il n’en est pas question au regard du seul essai effectué dans ce sens et qui s’est vite fait transformé en un total fiasco. Pour le moment, le Bhoutan reste le seul pays du monde sans feu rouge. Du coup, on s’en doute, ce n’est pas le city tour qui plombe l’emploi du temps. Fut-il réalisé à pied. Il y a donc cette rue à hauts trottoirs, la Norzim Lam, bordée par des échoppes d’un autre âge ; il y a une clocktower toute riquiqui ; il y a des moulins à prières, des étudiants en jupes et des moines en orange, quelques jeunes gens en jeans et de rares filles à hauts talons ; il y a aussi le marché dominical, très coloré comme tous les marchés du monde ; il y a encore quelques hôtels de luxe dont le récent Taj, construit comme une ancienne forteresse ; et au bout de tout cela il y a le Tashichhoedzong, la “forteresse de l’Heureuse religion”, à la fois monastère et siège du parlement.
Car parlement démocratiquement élu il y a aussi dans ce royaume insensé où, un jour de 1998, le roi décida de lui-même de laisser le destin du pays aux mains de son peuple en cédant le pouvoir exécutif à un conseil des ministres élu à bulletin secret. Ce roi iconoclaste – et père de l’actuel Jigme Khesar Namgyel Wangchuck couronné fin 2008 – était alors le quatrième souverain du Bhoutan, digne représentant d’une dynastie finalement assez jeune, puisque née en 1907. On lui doit entre autres l’extravagant concept de Bonheur National Brut, un indice de mesure reposant sur des principes bouddhistes et largement préféré aux valeurs du PNB, sans doute jugé un peu trop pragmatique pour l’esprit himalayen. Du coup, il semblerait que le roi ait plutôt décidé de profiter de la vie et, dit-on dans la vallée de Thimphu, il n’est pas rare de le croiser pédalant en toute simplicité sur son vélo. Quant à Jigme Khesar Namgyel Wangchuck, il poursuit sur la lancée de son père en modernisant le pays – converti à Internet et à la télévision en 1999 –, tout en étant attentif à des valeurs rattachées à l’écologie et à la préservation patrimoniale. Cerise sur le gâteau, ce roi jeune et d’une très grande beauté, a épousé sa reine en octobre 2009, elle aussi d’une plastique renversante. Sans aucun doute, ce serait dommage autrement, ils vivront heureux et auront beaucoup d’enfants…




La forêt, tout là haut
En attendant, la capitale somnole dans l’azur d’un ciel très pur, blottie dans une vallée que dominent de vertes montagnes arrondies. Ce qui ne manque pas de surprendre à 3 000 mètres d’altitude, conditionné comme on est aux sommets alpins où la végétation, excepté l’herbe, est totalement absente passé 2 000 mètres. Comme beaucoup d’autres choses, on se fera très vite à ces forêts vivant jusqu’à 4 000 mètres.
On s’habituera aux forêts certes, mais on aura quand même un peu plus de mal avec l’altitude. Car, sans aller jusqu’au mal des montagnes qui, pendant deux ou trois jours d’adaptation, colle de grosses migraines et parfois même de fort désagréables nausées, il faudra surtout se faire au souffle court à la moindre montée de marche. Notamment et pour ce qui concerne Thimphu, la volée d’escaliers conduisant au musée du textile, qui a présumé peut-être un peu de la forme physique du tout nouvel arrivant. Bah ! Cela permettra de s’asseoir un peu et de se demander, c’est bien humain, ce qu’il peut bien y avoir de l’autre côté de ces montagnes. En fait, et comme toujours au Bhoutan, il y a d’autres montagnes, d’autres vallées, d’autres décors tous semblables et, malgré tout, tous différents.
En voiture donc pour Punakha via une route – oh ! la route – passant par le col de Dochu La, à 3 110 mètres d’altitude. 85 km et entre trois et quatre heures de lacets, de nids de poule, de passages boueux et de traversées de travaux promettant des jours meilleurs… Mais aussi des villages et des fermes solitaires, des cascades et des panoramas surpassant de loin toutes les photos qu’on aura vues avant le départ. De bon matin et par beau temps, au col de Dochu La, la chaîne himalayenne se découvre, couverte de neiges éternelles. Sur rien de moins que le pays du Yeti.

Pour l’instant, sur le coup de 13 heures donc, on ne découvre pas grand-chose, car le lieu est entièrement dans les nuages. Et c’est tant mieux, car ces nuages, une vraie purée de pois, ajoutent encore à la magie du Druk Wangyal, un monument de 108 chörten, autrement dit des stèles blanches érigées en cercles concentriques et élevées en 2005 à la demande de la reine Ashi Dorje Wangmo pour commémorer une victoire sur des rebelles qui se réfugiaient dans la jungle bhoutanaise. Une fois encore, on n’économise pas les drapeaux de prière qui, avec une poésie folle, traversent de toutes leurs couleurs les blancs lambeaux de brume. Et puis c’est la descente sur Punakha, soit 1 300 mètres de dénivelé en un rien de temps, en traversant une magnifique forêt de rhododendrons géants et de pins bleus qui, au fur et à mesure de la descente, se tropicalise assez pour accueillir – qui l’eût cru ? – des orangers, des bananiers et des bambous.
Punakha. Un petit village sans grand intérêt où l’on pourra tout de même s’arrêter pour se remettre de l’étourdissement des montagnes russes, pour prendre un thé au lait dans une gargote populaire, faire éventuellement le plein de bonbons colorés bien chimiques, de chips trop salées ou de gâteaux industriels trop sucrés ; bref de tout ce qu’il ne faut pas, mais dont on se bourrera quand même avec délice. Des cigarettes ? Que nenni ! Le Bhoutan, certainement précurseur en la matière, est le premier pays au monde à interdire la vente de tabac… Mais ce n’est pas pour cela qu’on a sauté par-dessus la montagne. Si on est là, c’est avant tout pour le dzong de Punakha, le Druk Pungthang Dechhen Phodrang, le “palais de la Grande Joie”. Une merveille placée au confluent de deux larges torrents ; un sublime navire construit au XVIIe siècle et qui abrita le pouvoir politique jusqu’au milieu des années 50 avant qu’il ne s’installe à Thimphu.

Une fois passé le pont enjambant la rivière où batifolent des loutres joyeuses, on découvre une première cour richement enjolivée de colombages, déterminant des espaces où prennent place fenêtres et galeries. Le tout, posé sur des frondaisons blanches, est sculpté, travaillé, peint en rouge, ocre, jaune et noir. L’assortiment de couleurs est parfait, et tout bien réfléchi, reflète exactement celles des robes et des accessoires des moines. Cette première cour est barrée par les hauts murs d’une tour carrée et donne sur un deuxième espace, puis un troisième abritant le très actif monastère. Des pavés, quelques plantes en pot… la paix sur terre.
Énorme surprise
Un peu plus loin dans la vallée, une surprise de taille, sans jeu de mots, attend le visiteur. C’est tellement inattendu, tellement énorme qu’on ne saurait le passer sous silence. Car soudain, les façades des maisons arborent de gigantesques phallus, sommes toutes assez réalistes. Il y en a partout. Peints sur les murs des maisons, suspendus aux quatre coins des toits, posés en méga sculpture façon pouce du sculpteur César dans les restaurants ou proposés en objets souvenirs dans les échoppes des villages… Ils ne choquent personne, et certainement pas les enfants, sauf peut-être quelques touristes pudibonds. Ils font partie du paysage. Pourquoi sont-ils là ? Parce que le lieu abrite le temple de Chimey Lhakhang dédié au “fou divin” Drukpa Kunley (1455-1529) un lama outrageux, exhibitionniste, voire obscène, qui avait la réputation de guérir les femmes de la stérilité. C’est encore le cas aujourd’hui, et les femmes en mal d’enfant ne sont pas rares à venir s’agenouiller. Le moine étant décédé depuis fort longtemps, on ne sait pas si cela fonctionne toujours aussi bien.
Toujours est-il que la promenade qui conduit à son temple, un chemin de terre traversant des villages et des rizières en étages où s’échinent les paysans, est véritablement délicieuse. D’ailleurs, c’est toute la vallée qui est enchanteresse. Les très grands noms de l’hôtellerie de luxe, les Uma ou les Aman Resorts, ne s’y sont pas trompés. Ils proposent sur le site d’exceptionnels country boutique-hôtels, qui avec chambres avec vue et qui avec bungalows éparpillés autour d’une ancienne ferme royale. Pour distraire de cette aventure culturelle, pour ne pas dire mystique, ils offrent tous des activités relatives au pays : mountain bike, raft, cours de cuisine, équitation ou, mieux, tir à l’arc ou aux fléchettes, les deux sports favoris des Bhoutanais.





Tortillard tape-fesses
On l’a compris, le Bhoutan est un pays de vallées inextricablement enchevêtrées. Avec, en prime, des montagnes tellement hautes que pour un peu elles gratteraient le ventre des avions. Mais jamais, Dieu jamais, on n’aurait envisagé qu’elles se méritaient autant, ces vallées. Ainsi, pour rejoindre celle de Phobjikha, pourtant pas très éloignée de la précédente à vol d’oiseau, est-on obligé d’emprunter la seule et unique route de montagne qui la désenclave. Une route que cela ? Plutôt un chemin de terre frôlant des précipices, un tortillard tape-fesses, un trajet rendu difficile par les engins de chantier au travail, mais néanmoins égayé de temps à autre par des groupes de singes espiègles.
L’aventure n’est à réserver qu’aux groupes disposant d’un peu de temps. Et qui auront d’ailleurs bien de la chance. Car, à 2 900 mètres d’altitude, la vallée glacière de Phobjikha est unique. Très protégée, elle accueille en hiver une grosse colonie de grues à col noir qui préfère passer l’été au Tibet. Un centre d’observation, très moderne, mais parfaitement intégré dans le paysage, a récemment ouvert et propose force longue vues et vidéos explicatives. On y découvrira, outre leur quotidien, la valeur spirituelle que représentent ces oiseaux porte-bonheur auprès de la population locale.


Pour autant, la vraie spiritualité, on la trouvera tout à côté, au très actif monastère Gangtey Goemba qui, perché depuis 1613 sur une colline isolée, domine toute la vallée. Avec ses proportions parfaites, ses toits en pagode et ses hauts murs blancs, avec ses brumes romantiques, avec ses moines innombrables et de tous âges qui s’égrènent en chapelet au sortir de leur rituel quotidien ; avec tout cela donc, et quelques beaux sourires en prime, on aurait franchement du mal à ne pas souscrire à l’indicible mystère du sacré. Il y a des lieux comme ça dans le monde. Et à n’en pas douter, celui-là en fait partie.
La plus belle vue sur ce décor, c’est depuis le sommet d’une autre colline, à partir des coursives du très chic hôtel Gangtey Goenpa Lodge. Qui d’ailleurs met à la disposition de sa clientèle de longues vues permettant de mieux observer le manège des grues qui jacassent en contrebas. “Bien sûr, nous avons cette ambiance unique, dit Ateeb Shrestha, directeur général du lodge. Mais nous proposons bien d’autres choses ; des activités très ludiques comme le tir à l’arc ou aux fléchettes, des choses un peu plus sportives comme le mini trekking, et des activités carrément désopilantes comme des matchs de foot entre de jeunes moines et les clients de l’hôtel. Pour ajouter un peu plus de sel à la partie, nous mettons l’équipe “hôtel” en costume de moine. Il n’y a rien de sacrilège là dedans, les Bhoutanais adorent que les étrangers adoptent leurs tenues.” Mais le fin du fin, en été, est tout de même de participer à un élégant piquenique organisé par l’hôtel. Avec nappe blanche, maître d’hôtel stylé et service de table ad hoc. Pour autant, si l’on est à la recherche d’authenticité, on lui préférera un déjeuner chez l’habitant. C’est moins glamour, mais certainement beaucoup plus enrichissant. Comme ce que propose cette famille dans sa propre ferme, un très beau et très rustique bâtiment du XIXe siècle, peu avare de vieux bois, de coins et recoins en clairs-obscurs, de fenêtres donnant sur la prairie où paissent vaches et chevaux. Des yacks aussi, parfois. Mais en hiver seulement.

Ce sera, en plus de la visite d’un bâtiment à grande âme, l’occasion de s’essayer à l’ema datsi, le plat dont les Bhoutanais font leur quotidien, pour une fois non aseptisé par le chef d’un grand hôtel qui, sans nul doute, serait immédiatement licencié s’il s’aventurait à servir cela, tel quel, à l’étranger peu habitué à la saveur brute du piment. Brute, pour ne pas dire brutale ! Car ici, les ménagères cuisinent les piments rouges comme d’autres ailleurs des légumes. Heureusement, il y a le riz blanc pour les accompagner et accessoirement faire passer la fournaise… Il y a aussi un excellent fromage fondu et parfois des momos tibétains, raviolis à la vapeur fourrés à la viande ou au fromage. C’est délicieux, mais il faut bien reconnaître que c’est à l’usage un peu répétitif. En tout cas, on ne risquera pas grand chose en affirmant que la cuisine bhoutanaise ne marquera jamais l’histoire de la gastronomie.


Une merveille, un haut lieu de pélerinage
En attendant, il faudra bien un jour redescendre de ces hautes montagnes pour rejoindre des altitudes un peu plus chrétiennes. Retour sur Paro donc, et son aéroport qui a tant surpris à l’arrivée. Mais avant cela, façon final d’un grand opéra, on terminera le périple sur une scène grandiose, sur une dernière visite de monastère, l’ermitage de Taktsang ou la “tanière du tigre”, comme suspendu entre ciel et terre à la paroi abrupte d’une montagne noire. Une merveille, haut lieu de pèlerinage de tout l’Himalaya. Mais une exception qui se mérite, avec une montée de deux ou trois heures sur un chemin de montagne traversant une forêt d’arbres à lichens. Un véritable parcours du combattant qu’on termine essoufflé, presque à genoux, un golgotha jalonné par des étendards de prières… Mais quelle récompense, une fois là-haut. Des chapelles, des escaliers percés dans la roche, des toits dorés, des temples en décroché… Et aussi des moines en prière et des pèlerins confiant leur destin à Bouddha. On l’aura compris, le Bhoutan est un pays d’une grande mystique. Et au finish, lors d’un voyages corporate exceptionnel ou d’un séjour bleisure, si l’on n’a pas trouvé son propre “Bonheur Intérieur Brut”, on est au moins sûr d’une chose : c’est d’avoir fait un beau voyage. Le plus beau des voyages, peut-être.
Dossier - Bhoutan : voyage au pays du Bonheur National Brut
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Rencontre : Nicolas Jaques, directeur fondateur de l´agence Horizons Nouveaux
Bhoutan : carnet d’adresses








































