
Les notes de frais frauduleuses coûteraient jusqu’à 1,9 milliards de dollars par an aux entreprises américaines, selon une étude publiée par Chrome River. Le spécialiste des dépenses liées au business travel a sondé 1200 voyageurs d’affaires, aux Etats-Unis, en Australie et au Royaume-Uni. Selon le rapport de l’étude, les salariés de moins de 44 ans seraient responsables de la grande majorité des fraudes (82,9%). On apprend également que les hommes seraient deux fois plus enclins que les femmes à tricher sur leurs notes de frais, et qu’un quart des sondés se seraient déjà fait prendre.
Pour obtenir des données relatives à la France, c’est vers Expensya qu’il faut se tourner. La start-up française a analysé près de 50 millions d’euros de notes de frais pour dresser le portrait-robot du voyageur d’affaires tricolore. Celui-ci soumettrait en moyenne une cinquantaine de notes de frais par an, pour un total de 2322 euros. Le transport représente le principal poste de dépenses (622 euros), devant la restauration (598 euros) et l’hébergement (403 euros). Selon Expensya, les voyageurs d’affaires semblent privilégier les fournisseurs français, à l’image d’Air France dans l’aérien (51%) ou des hôtels Ibis (13%). Quant aux nouveaux acteurs du marché, le constat est mitigé : Uber a pris le leadership dans le secteur des taxis et VTC (35%) tandis qu’Airbnb ne représenterait qu’une rare partie des dépenses (2,4%).


















