AirAsia confirme la fusion de ses compagnies et un futur hub à Bahrain

AirAsia confirme le regroupement officiel de l’ensemble de ses compagnies aériennes sous une nouvelle entité, AirAsia Group d'ici décembre. Et va ouvrir un hub à Bahreïn qui lui permettra de relier l'Asie à l'Europe et l'Afrique.
Des Airbus A320 et A321 d'AirAsia sur le tarmac de l'aéroport de Kuala Lumpur (Photo: Luc Citrinot)

Avec le regroupement sous une unique entité baptisée AirAsia Group, la compagnie aérienne originaire de Kuala Lumpur va hisser AirAsia au rang de premier transporteur low-cost mondial, puisque présent sur plusieurs continents. Dans le même temps, le groupe sera le premier au monde à n’exploiter que des avions mono-couloirs sur le court et moyen-courrier.

Le groupe a en effet confirmé qu’il ne posséderait plus qu’un seul modèle d’appareil, qui se déclinera en plusieurs versions : l’Airbus A321, incluant la version long-courrier A321XLR. Ce changement de stratégie s’accompagnera du retrait des Airbus A330 présents dans la flotte et de la conversion des commandes de futurs A330 en A321XLR. Les Airbus A330 seront retirés progressivement dans les cinq à six prochaines années.

Selon Tony Fernandes, PDG de Capital A, « notre objectif est de devenir le premier groupe aérien low-cost au monde entièrement composé d’appareils mono-couloirs. Cette configuration nous permettra d’être plus efficaces et de croître plus rapidement sur de nouveaux marchés ».

De grandes ambitions globales

La restructuration donnera naissance à deux entités distinctes :

  • AirAsia Group, chargé de superviser toutes les activités aériennes des entités enregistrées au Cambodge, Indonésie, Malaisie, Philippines et Thaïlande. Les deux entités long-courrier AirAsia X et Thai AirAsia X disparaîtront. Selon Tony Fernandes, le groupe cherche maintenant activement à s’implanter au Vietnam, malgré deux échecs dans le passé pour exploiter une compagnie. En revanche, elle ne compte pas s’installer à Singapour.

  • Capital A, qui regroupera les activités non aériennes, notamment la logistique, la restauration, les plateformes numériques et les services d’ingénierie.

Chaque compagnie conservera son statut juridique propre – en raison des contraintes légales de chaque pays asiatique. Mais la gestion et la stratégie seront communes.

À l’horizon 2035, AirAsia vise une flotte de plus de 600 appareils, contre 255 actuellement, et prévoit de doubler son trafic annuel à environ 155 millions de passagers pour 175 destinations, contre 143 aujourd’hui.

Bahreïn entre en lice

Parallèlement, Capital A a signé une Lettre d’intention (LOI) avec le ministère des Transports et des Télécommunications de Bahreïn afin d’explorer la création d’un hub régional. La future base, située stratégiquement entre l’Asie du Sud-Est, l’Europe et l’Afrique, permettrait à AirAsia de relier ses bases asiatiques aux marchés du Moyen-Orient et de la Méditerranée.

Le partenariat prévoit une coopération approfondie dans l’exploitation aérienne, la logistique cargo, la maintenance, la formation et un centre de formation aux métiers de l’aérien. Selon des informations rapportées par les journaux locaux bahreïni, la compagnie chercherait à exploiter un réseau de 25 vols quotidiens à l’horizon 2030 connectant des villes du Moyen-Orient, d’Asie Centrale, d’Afrique et d’Europe. La compagnie compte obtenir une licence d’exploitation.