IWG profite de l’essor mondial de nouvelles habitudes de travail

Le groupe IWG, maison mère de Regus et Spaces, profite de l'évolution des habitudes de travail pour étendre l'empreinte de ses marques de par le monde. Avec un moteur pour accélérer le développement de ses marques dans les villes de taille moyenne : la franchise.
Le groupe IWG étend l'empreinte de sa marque Spaces, pionnière du coworking.
Le groupe IWG étend l'empreinte de sa marque Spaces, pionnière du coworking.

Fort de ses marques porteuses telles Regus, Spaces, HQ ou Signature, IWG est toujours, et de loin, le leader mondial des solutions de travail flexibles avec ses 3 308 établissements dans le monde, situés dans plus de 1 100 villes et 120 pays. Contre, par exemple, 764 adresses développées par l’autre grand nom du secteur, WeWork, et ce dans 38 pays.

Un leader qui, aujourd’hui, profite pleinement de l’accélération de l’évolution vers un modèle de travail hybride. Le covid est passé par là et renforce la demande, de la part des entreprises, de flexibilité dans l’organisation de leurs espaces de travail. En juin dernier, IWG constate une croissance de 15 % de cette demande au Royaume-Uni comparée au niveau d’avant la pandémie et qui s’élève même à 43 % aux Etats-Unis. Sur les trois premiers trimestres de 2021, l’offre d’IWG a de ce fait séduit plus de 1100 entreprises, soit deux millions de nouveaux utilisateurs de son réseau. Un chiffre inédit pour la compagnie depuis sa création il y a trois décennies.

Le changement fondamental dans la façon dont les gens travaillent donne un élan positif à IWG à moyen et long terme”, remarque Mark Dixon, le PDG d’IWG. Le fondateur du groupe constate que, selon des études réalisées en interne, « les entreprises cotées aux FTSE 100 et FTSE 250 sont trois fois plus nombreuses à vouloir utiliser un modèle hybride que celles souhaitant poursuivre leurs activités comme avant.

Le modèle de travail hybride, vecteur de croissance pour IWG

Et ce qui est vrai outre-Atlantique l’est autant dans les autres parties du monde. Dans le cadre de son développement, le groupe a connu des ouvertures urbi et orbi l’an passé, allant d’un Regus à Jakarta à des centres de coworking Spaces à Bogota et à Casablanca, celui-ci dans un complexe immobilier designé par Norman Foster, l’Anfa Place. A Budapest, c’est dans un bâtiment tout en verre et en chrome conçu par le cabinet Zaha Hadid que la marque haut de gamme Signature s’est installée.

Les villes stars du business mondial ne sont pas oubliées avec un Spaces dans le quartier huppé de Kensington à Londres et un autre au sud de Manhattan à New York, cette marque pionnière du coworking ayant aussi profité de l’année 2021 pour étoffer son offre à Philadelphie et à Chicago. Alors qu’IWG propose aujourd’hui 1000 adresses réparties dans 450 villes aux Etats-Unis, le groupe estime d’ailleurs encore pouvoir doubler de taille sur ce marché afin d’être présent dans un millier de villes au total.

A Londres, le Signature Canary Wharf.
A Londres, le Signature Canary Wharf.

Mais, si les mégapoles business restent évidemment attractives, la croissance d’IWG est surtout tirée par l’essor d’espaces du travail flexibles dans les villes moyennes comme dans les zones résidentielles en périphérie des grandes villes. “Nous avons vu des entreprises du monde entier commencer à déplacer leurs activités là où leurs employés vivent réellement, a déclaré Mark Dixon. Au cours des deux dernières années, IWG a ouvert quasiment tous ses nouveaux centres dans des environnements non urbains. »

Ce qui explique aussi le recours accru d’IWG à des partenaires locaux pour s’implanter plus rapidement dans toutes ces zone secondaires. Les partenariats de franchise ont ainsi augmenté de 350 % l’an dernier. Alors que ce modèle de développement ne fait que débuter en France, ayant été ralenti par la crise, il est déjà mis en pratique par ailleurs. En Arabie Saoudite par exemple, IWG s’est appuyé sur ce modèle depuis plusieurs années pour couvrir le pays, avec 14 centres Regus déjà ouverts auxquels se sont ajoutés l’année passée un HQ à Jeddah et un Spaces à Riyad.

Ce mouvement devrait encore s’accélérer. En Thaïlande, IWG a par exemple signé en 2021 un accord pour 40 centres avec Ratanakorn Asset pour mailler le pays de Chiang Mai à Phuket. Pareil en Inde avec plusieurs partenariats pour ouvrir une trentaine de centres, que soit à Delhi, dans le Rajasthan et au Cachemire, au Gujarat ou dans l’Uttar Pradesh.

En Afrique, c’est aussi par ce biais qu’IWG peut déjà, ou pourra proposer des adresses dans la nouvelle capitale administrative égyptienne, à Lomé au Togo, à Tripoli en Libye, à Conakry en Guinée ou à Libreville au Gabon. IWG profite également d’un partenariat signé en 2017 avec Salaam Properties pour développer des centres d’affaires dans la Corne de l’Afrique, notamment quatre en Éthiopie et trois à Djibouti, dont un a déjà ouvert l’an dernier.

Centre d'affaires Regus à Sao Paulo.
Centre d’affaires Regus à Sao Paulo.

Alors qu’IWG propose une offre d’abonnement donnant accès à l’ensemble des adresses du groupe dans le monde, les voyageurs d’affaires peuvent s’attendre à trouver de nouvelles solutions au gré de leurs pérégrinations en Europe. Ainsi, toujours dans le cadre de cette stratégie de développement en franchise, ce sont cinq centres Regus qui sont attendus en Pologne et dix autres en Roumanie, alors qu’en Ecosse, trois lieux d’affaires devraient apparaître dans le Lanarkshire, entre Edimbourg et Glasgow.

En parallèle de ce développement en franchise et de la croissance organique de ses marques, IWG a complété son offre avec l’acquisition d’un des acteurs du coworking en Italie, Copernico, fort de 84 espaces à travers la Botte. Ce qui vient renforcer sa proposition de marques locales comme Stop&Work en France, Basepoint au Royaume-Uni, The Office Operators au Benelux ou encore Open Office au Japon et en Corée. Autre partenariat, plus original, IWG a pris une participation dans une start-up proposant des espaces de coworking exclusivement féminins, The Wing, déjà présente à New York, San Francisco, Los Angeles et bientôt à Boston et Chicago. Comme quoi, l’essor des solutions de travail hybride ne connaît ni sexe ni frontières.