
Selon le consultant HVS, qui a publié au second trimestre ses pronostiques pour l’hôtellerie en Asie Pacifique, la situation des hôtels dans la région reste fragile. Plus qu’ailleurs dans le monde, le continent a jugé bon la fermeture hermétique de ses frontières. Ce qui a tué l’activité touristique, dont dépendaient de nombreux pays.
Les pays les plus durement touchés ont été la Thaïlande, les Philippines, le Vietnam, le Cambodge ou encore la Malaisie. Dans ces pays, le tourisme représentait entre 10% et 20% du PIB. Il a aussi affecté, dans une moindre mesure, des pays ayant une plus importante diversité économique. C’est le cas de Hong Kong,...
Selon le consultant HVS, qui a publié au second trimestre ses pronostiques pour l’hôtellerie en Asie Pacifique, la situation des hôtels dans la région reste fragile. Plus qu’ailleurs dans le monde, le continent a jugé bon la fermeture hermétique de ses frontières. Ce qui a tué l’activité touristique, dont dépendaient de nombreux pays.
Les pays les plus durement touchés ont été la Thaïlande, les Philippines, le Vietnam, le Cambodge ou encore la Malaisie. Dans ces pays, le tourisme représentait entre 10% et 20% du PIB. Il a aussi affecté, dans une moindre mesure, des pays ayant une plus importante diversité économique. C’est le cas de Hong Kong, de Singapour ou encore de Taïwan.
La Chine, la Corée du Sud, l’Inde et l’Australie ont le moins souffert de l’absence des touristes internationaux en raison d’un fort marché domestique. Et pourtant, l’émergence de pics épidémiques a tout de même affecté les déplacements en Australie ou en Inde. Ce qui a contribué à assombrir les perspectives de l’industrie hôtelière. HVS cite ainsi la prolongation du confinement, les restrictions de voyage et les mesures de distanciation sociale.
Selon HVS, l’année 2021 se traduira donc par des performances hôtelières faibles en raison de l’impact de la pandémie de Covid-19.
Néanmoins, les cinq marchés les moins touchés par le reflux du tourisme sont Pékin, les Maldives, Shanghai, Sydney et Taipei, tandis que les marchés les plus affectés sont Bali, Bangalore, Bangkok, Colombo et Phuket.
La situation est particulièrement sombre au Myanmar suite au coup d’Etat militaire. Le massacre des populations locales par la junte, la fermeture du pays au monde extérieur pèseront pour plusieurs années, voir même une décennie, sur l’activité touristique.
Chine et Australie tirent leur épingle du jeu
S’il existe une perspective d’amélioration de la situation sanitaire en Asie-Pacifique, elle ne sra guère perceptible qu’en fin d’année. 2021 sera donc la seconde année dans cette partie du monde où le tourisme aura totalement disparu -à de rares exceptions.

L’hôtellerie souffre ainsi d’une forte baisse d’activité qui se traduit par un recul des taux d’occupation. Et, en conséquence, de prix de chambres orientés à la baisse. Une poignée de villes ont réussi à maintenir le taux d’occupation de leurs hôtels autour des 50%. Shanghai et Pékin ont été les plus résilients depuis le début 2021. Le taux d’occupation moyen, selon HVS, s’est établi respectivement à 65% et 60%.
Singapour, Sydney et Manille affichent des taux de remplissage respectifs de 55%, 52% et 50%. Le taux d’occupation à Hong Kong, Jakarta et Melbourne est estimé par HVS à 49%. Mais c’était avant la quatrième vague de covid qui touche l’Asie et le Pacifique depuis avril.
La bonne nouvelle est donc la baisse des prix dans l’hôtellerie pratiquement partout en Asie. La mauvaise nouvelle, c’est que cette baisse ne profite qu’à très peu de voyageurs en capacité de se rendre dans ces pays. Sur toute la région, seules l’Australie et la Chine ont vu les tarifs hôteliers légèrement augmenter entre 2020 et 2021. Toujours en raison d’une demande intérieure soutenue.
En revanche, les plus fortes chutes des tarifs s’observent à Delhi, Manille, Bombay et Hong Kong. Ces quatre villes ont vu le prix moyen chuté en deux ans de plus de 40%. Les principales métropoles économiques d’Asie du Sud-est –Bangkok, Kuala Lumpur, Saïgon et Singapour– enregistrent des baisses dans une fourchette de 30% à 35%. Seuls Hanoï et Jakarta ont réussi à limiter la chute de leurs tarifs hôteliers.
On peut pourtant penser que la demande devrait rester faible début 2022 et que les bonnes affaires devraient continuer pour ceux qui reviendront dans les grandes métropoles asiatiques. Et ce, malgré les promesses de réouverture ou d’allègement des contraintes sanitaires. Le Cambodge, Hong Kong, Singapour ou le Vietnam ont annoncé un allègement des mesures sanitaires pour les voyageurs vaccinés d’ici la fin de l’année…
Le prix moyen d’une chambre (taux de conversion en euros au 04/08/2021- Source: HVS)
| Ville | Prix moyen d’une chambre en 2019 | Prix moyen d’une chambre en 2021 | Différence |
| Taipei | 166,39 | 114,54 | -31,16% |
| Tokyo | 154,57 | 109,77 | -28,98% |
| Singapour | 143,66 | 94,39 | -34,36% |
| Sydney | 138,00 | 120,08 | -12,98% |
| Hong Kong | 137,82 | 77,94 | -43,45% |
| Séoul | 116,72 | 107,29 | -08,08% |
| Melbourne | 116,17 | 98,80 | -14,95% |
| Osaka | 111,30 | 79,62 | -28,46% |
| Hanoi | 102,18 | 85,07 | -16,74% |
| Bombay (Mumbai) | 100,27 | 56,48 | -43,67% |
| Ho Chi Minh Ville | 100,18 | 70,32 | -29,81% |
| Manille | 88,45 | 45,40 | -48,67% |
| Delhi | 87,63 | 43,83 | -49,98% |
| Bangkok | 86,11 | 55,69 | -35,32% |
| Shanghai | 82,15 | 70,18 | -14,57% |
| Pékin (Beijing) | 81,50 | 71,22 | -12,61% |
| Kuala Lumpur | 65,51 | 44,96 | -31,37% |
| Jakarta | 55,22 | 40,05 | -27,47% |




















