Des taxis volants survoleront-ils les JO de Paris 2024 ?

A l’occasion du Salon du Bourget, la RATP, Airbus et Aéroports de Paris ont conclu un partenariat sur les véhicules autonomes volants. Objectif : étudier la possibilité de tester ces taxis volants à l’occasion des Jeux Olympiques de Paris 2024.

Airbus
Airbus, ADP et la RATP ambitionnent d'expérimenter des taxis volants à l'occasion des JO de Paris 2024

Cinq ans avant la cérémonie d’ouverture, on connaît peut-être les premiers gagnants et perdants des Jeux Olympiques de Paris 2024. Le CDG Express a ainsi déclaré forfait depuis la fin du mois de mai. A l’inverse, les taxis volants pourraient profiter de ces olympiades pour faire une percée spectaculaire. Le 18 juin, à l’occasion du Salon du Bourget, Airbus, le Groupe ADP, et la RATP ont officialisé un projet commun, impliquant également la Région Île-de-France et la DGAC. Une étude de faisabilité va donc être lancée, portant sur « la démonstration d’un système d’aéronefs à décollage et atterrissage vertical (VTOL) en zone urbaine pour les Jeux Olympiques 2024 à Paris », indiquent les responsables du projet.

A la différence du partenariat conclu un mois plus tôt en amont du salon Viva Tech entre la RATP et Airbus, ce nouvel accord fixe donc un calendrier plus précis, et définit concrètement le rôle de chacun. Airbus doit s’appuyer sur ses programmes déjà existants (Voom, Vahana et CityAirbus) pour mettre au point une solution 100% électriques. La RATP doit se charger pour sa part du dossier intermodalité, pour intégrer au mieux ces taxis volants dans l’écosystème francilien de la mobilité, tout en travaillant à leur démocratisation. Enfin, Aéroports de Paris planche sur les infrastructures nécessaires à ces « VTOL », et notamment la construction de « vertiports », des plateformes d’accueil décrites aujourd’hui comme « de véritables laboratoires d’expérimentation », et qui doivent permettre de commencer le test de ces véhicules sur liaisons entre centre-ville et aéroports.

Au-delà de la dimension technique, c’est donc bien un nouveau « modèle de mobilité urbaine » que les différents partenaires entendent inventer et même exporter, une approche globale de la chaîne de valeur, de la conception du système à la gestion du trafic aérien en basse altitude, en passant par la maintenance, l’intégration les infrastructures physiques et les interfaces passager. « Plus vite, plus haut, plus fort » : les acteurs français de la mobilité ont visiblement décidé de célébrer à leur manière la devise olympique…