
A l’instar des autres compagnies ferroviaires, Thalys enregistre une reprise de ses trafics loisirs et affaires. « Le taux d’occupation est revenu au même niveau voire supérieur à 2019 mais le plan de transport n’est que de 78%« , confie Bruno Dierickx, le directeur marketing et commercial. Côté affaires, sont ainsi de retour dans les rames les collaborateurs de PME-TPE, de start-up, d’indépendants et de cabinets de lobbying opérant à Bruxelles. Une partie manque encore à l’appel sur le corporate qui devrait retrouver ses niveaux d’avant crise en fin d’année ou début 2022. « Nous espérions un rattrapage dès octobre mais beaucoup de salariés...
A l’instar des autres compagnies ferroviaires, Thalys enregistre une reprise de ses trafics loisirs et affaires. « Le taux d’occupation est revenu au même niveau voire supérieur à 2019 mais le plan de transport n’est que de 78%« , confie Bruno Dierickx, le directeur marketing et commercial. Côté affaires, sont ainsi de retour dans les rames les collaborateurs de PME-TPE, de start-up, d’indépendants et de cabinets de lobbying opérant à Bruxelles. Une partie manque encore à l’appel sur le corporate qui devrait retrouver ses niveaux d’avant crise en fin d’année ou début 2022. « Nous espérions un rattrapage dès octobre mais beaucoup de salariés sont encore en télétravail en Belgique et en Allemagne« , note-t-il. Pour animer le marché, une promotion sur les abonnements sera lancée dans les prochains jours.
Redonner de l’offre à la clientèle affaires
A plus long terme, Thalys estime qu’elle devrait profiter des mesures d’économies prises par les entreprises dans le cadre de leur politique voyages et d’une moindre consommation carbone afin de faire la différence face à l’aérien. La bascule pourrait jouer sur Paris-Amsterdam et Paris-Cologne, ses routes les plus longues où la concurrence avec l’avion demeure forte. « Notre premier concurrent reste la voiture, qui a retrouvé une certaine vigueur avec la crise sanitaire« , souligne-t-il. Afin de (re)séduire la clientèle affaires, la priorité du transporteur fut de remettre de l’offre pour redonner de la flexibilité et faciliter les allers-retours à la journée. Ainsi, Thalys opère actuellement 15 A/R Paris-Bruxelles dont 9 filant jusqu’à Amsterdam et 4 A/R Paris-Cologne.
Thalys, future Eurostar Red
La rénovation de 17 de ses 26 rames d’ici 2024 devrait également séduire sa clientèle affaires grâce à un confort et un service à bord renforcés (voir encadré). La transformation des neuf autres rames dépendra de la confirmation de la reprise des trafics sur cette période et des besoins dans le cadre de la fusion en cours avec Eurostar, Thalys devant prendre a priori le nom d’Eurostar Red en référence aux couleurs des rames circulant sur son réseau (la branche transmanche prenant celui d’Eurostar Blue). Mais la fusion est loin d’être un long fleuve tranquille, Eurostar subissant une double peine avec l’impact de la crise sanitaire et du Brexit, mais aussi désormais de l’arrivée d’ici deux à trois ans d’un premier concurrent ferroviaire avec la Renfe. « Pour que la fusion réussisse il faut que les deux parties soient en bonne forme« , reconnait Bruno Dierickx, qui confirme que le cap des 30 millions de passagers reste toujours l’objectif à atteindre.
nous ne sommes pas à l’abri d’une bonne surprise sur la clientèle pro
En attendant le lancement commercial et marketing d’ici deux ans de cette fusion baptisée Green Speed, Thalys espère retrouver à la même date, soit fin début 2022 ou début 2023, ses volumes d’avant crise, dont 80% de son trafic affaires. « Le loisir compensera le retard qui pourrait exister sur le business car Thalys était déjà en situation de saturation sur ce segment avant le Covid. Mais nous ne sommes également pas à l’abri d’une bonne surprise sur la clientèle pro« , conclut le responsable. Le retour à la rentabilité devrait suivre à un même horizon.
Des rames Ruby au confort renforcéA l’occasion d’un voyage officiel entre les gares de Bruxelles-Midi et Paris Nord, Thalys a inauguré mercredi la première de ses 17 rames TGV rénovées, dites Ruby. La seconde sera mise en service sur le réseau dans les prochaines semaines, l’ensemble du processus devant s’achever fin 2024. Les espaces ont été entièrement refondu – seules les anciennes patères ont survécu – pour proposer des assises plus confortables, des prises électriques et ports USB dans toutes les classes de voyage, des écrans d’information aux extrémités de la voiture, un nouveau rack à bagages filant au dessus des sièges et une ambiance lumineuses plus claire grâce à un jeu de leds surplombant l’allée centrale. En Comfort et Premium, la structure des sièges aux teintes « rose gold argenté » met en valeur la couleur des tissus, gris moucheté et rouge bordeaux. Le voyageur dispose de deux tablettes de taille différente, d’une liseuse, d’un appui tête moelleux, d’un range journaux et porte veste, d’un large repose pied et d’une robuste poignée pour s’installer plus aisément. La numérotation des places est désormais située à hauteur des yeux, intégrée au rack à bagages tout comme la liseuse. L’espacement entre les sièges demeure important afin de tenir compte de la grande taille des Néerlandais. Son inclinaison généreuse s’effectue mécaniquement, manuellement en classe Standard. Les tons rouge et orangé prédominent dans cette dernière classe qui bénéficie de sièges quasi-coque afin de gagner de la place tout en offrant plus d’intimité entre les rangées. « Nous avons réussi à apporter une véritable générosité dans cette classe au travers de services et petites attentions« , confie la designer Matali Crasset qui a accompagné le cabinet belge Yellow Window dans ce projet de rénovation. Un gain de place a été réalisé sur le bar, rebaptisé le Kiosk, doté d’automates et transformé en lieu de passage et de consommation rapide. De quoi porter la capacité des rames à 389 places avec l’ajout de 28 sièges répartis entre les deux classes. |

























