Hyatt : manifeste lifestyle à New York, révolution chic à Rome

Le groupe Hyatt a pour projet un grand et haut hôtel lifestyle à New York, le StandardX Times Square. En parallèle, le chic et contemporain Thompson Rome vient d'ouvrir ses portes.
Restaurant LYVE, au Thompson Rome.
Restaurant LYVE, au Thompson Rome.

C’est à New York que la chaîne lifestyle The Standard est devenue célèbre grâce à son hôtel phare dans le quartier de Meatpacking District, The Standard, High Line. C’est aux abords de Times Square que la petite sœur « irrévérencieuse » de l’enseigne, The StandardX, verra bientôt apparaître elle aussi son hôtel fanion. Un établissement de 1 800 chambres tourné vers le divertissement avec une noria de restaurants et bars, une piscine en rooftop, dans un gratte-ciel surmonté par une plateforme d’observation à plus de 300 m. Et qui, du haut de cette position élevée, offre une attraction de chute libre fermée pour plonger vers Manhattan.

Entrée dans le giron du groupe Hyatt avec l’acquisition du groupe Standard International il y a deux ans, l’enseigne The StandardX, qui décline le sens du design et du lifestyle de sa grande sœur tout en offrant des tarifs plus accessibles, n’avait connu jusqu’ici qu’une ouverture à Melbourne. Attendu au deuxième semestre 2028, sa deuxième adresse s’inscrit dans un projet développé par le promoteur Extell Development Company, au cœur du quartier des théâtres, au 255 West 45th Street.

Rendu du futur StandardX Times Square
Rendu du futur StandardX Times Square.

« Avec le 255 West 45th Street, nous construisons quelque chose de véritablement singulier dans l’un des lieux les plus célèbres au monde. L’équipe de The StandardX partage notre vision : créer des lieux qui se démarquent », a déclaré Ari Alowan Goldstein, vice-président principal d’Extell Development Company. « Une grande partie de l’action se déroulera directement à l’intérieur du bâtiment. J’adore ça. C’est énergique, théâtral et complètement démesuré », annonce Amar Lalvani, directeur de la création de Hyatt, président et directeur de la création de The Lifestyle Group, Hyatt.

Du chic et contemporain à Rome

Les chemins de sa division lifestyle ont aussi récemment mené le groupe Hyatt à Rome, avec la marque premium Thompson. Loin de la démesure du futur StandardX Times Square, le Thompson Rome, qui vient d’ouvrir ses portes Via delle Botteghe Oscure, à quelques pas de la Piazza Venezia, ne compte que 69 chambres, dont 19 suites, la plus grande d’entre elles étant agrémentée d’une terrasse privée de 80 m². Du mobilier sur mesure, de la sobriété avec des matériaux naturels chaleureux : certaines chambres ajoutent des balcons à ces éléments chics et contemporain tandis que d’autres offrent des patios privés.

Les voyageurs d’affaires de passage dans la capitale italienne y profiteront aussi de trois espaces de restauration avec un lounge décontracté dans le lobby, un bar en rooftop pour des aperitivi avec vue et un restaurant LYVE, axé sur les produits de la mer et conduit par le chef Fabio Fioravanti, passé par les fourneaux du groupe Alain Ducasse, notamment au Louis XV à l’Hôtel de Paris Monte-Carlo.

S’ils ont amateurs d’art contemporain, ils pourront apprécier le programme artistique du Thompson Rome avec une collection d’œuvres accrochées dans les chambres comme les espaces communs, signées par des artistes associés notamment à la Scuola Romana aux côtés d’artistes contemporains, tels Francesco Del Drago et Giangaetano Patane.

Chambre du Thompson Rome.
Chambre du Thompson Rome.

Mais les passionnés d’histoire ressortiront leurs manuels consacrés, non pas à celle de la Rome antique, mais de l’après-guerre. Le bâtiment qui héberge le Thompson, datant des années 1940, a en effet longtemps accueilli le siège du Parti Communiste Italien, celui de Palmiro Togliatti et d’Enrico Berlinguer. Un haut lieu de l’histoire politique, surnommé « il Bottegone », quand « Botteghe Oscure » désignait le PCI aux lecteurs des journaux comme « la place du colonel Fabien » pouvait le faire pour le PC français.

Si le bâtiment repensé et restauré vient de connaître une révolution chic et lifestyle  – la présence dans l’immeuble, après le PCI, de l’Association bancaire italienne avait déjà amorcé un sérieux virage dans les années 2000 –, il en garde des éléments d’origine, son majestueux escalier en marbre notamment, ou ce sol en marqueterie de l’artiste italien Gio Pomodoro, redécouverts lors de la rénovation après avoir été dissimulés pendant des décennies.