LOT repositionne Varsovie comme un nouveau hub Europe-Asie

La compagnie LOT est devenue le transporteur dominant en Europe centrale. Son réseau intercontinental s'est fortement développé, et de nouvelles lignes sont prévues en fin d’année. Selon Yann Saint-Sorny, Directeur des Ventes France, le marché français possède aussi un fort potentiel.

LOT Polish Airlines
LOT Polish Airlines couvre aujourd'hui un réseau de 105 destinations

Comment évolue le trafic de LOT Polish Airlines ?

Yann Saint-Sorny – Suite à notre restructuration en 2015, nous avons lancé un plan de développement sur six ans, débuté en 2016. Et les résultats sont remarquables. Nous avons un réseau de 105 destinations contre 45 en 2015 et nous devrions transporter plus de dix millions de passagers cette année. Notre ambition est d’être un transporteur global sur toute l’Europe Centrale.

Le réseau intercontinental a décollé depuis une décennie. Quelles en sont les priorités ?

Yann Saint-Sorny – Nous avons d’abord développé notre réseau vers l’Amérique du Nord et nous avons ouvert en quelques années des vols sur Chicago, Los Angeles, Miami, New York/Newark ainsi que Toronto. En août prochain seront inaugurés quatre vols par semaine vers San Francisco. Mais c’est surtout sur l’axe Europe-Asie que la compagnie souhaite se positionner. Nous sommes idéalement situés en effet sur cet axe car la plupart des compagnies européennes se rendant en Asie passent régulièrement au-dessus de la Pologne. Nous desservons Astana, Tokyo, Singapour, Pékin et Séoul. Nous venons également d’inaugurer Budapest-Séoul. Depuis Varsovie, nous avons lancé cinq vols par semaine sur Delhi en septembre et nous ouvrons trois vols hebdomadaires sur Colombo début novembre. Nous allons ajouter aussi trois vols par semaine vers le nouvel aéroport de Pékin-Daxing en complément de nos quatre vols hebdomadaires sur Pékin-Capital. D’autres lignes asiatiques devraient suivre, probablement vers plus de villes de Chine…

Quel est le type d’appareil sur l’intercontinental ?

Yann Saint-Sorny – Nous volons sur des Boeing 787 depuis 2013. Nous en avons désormais 12 et devrions en recevoir trois autres. Ces avions offrent un excellent confort avec une configuration trois classes, en Business, Economy Premium et Economie classique.

Nous avons un projet de réouverture sur Lyon

Quelle est la place du marché français ?

Yann Saint-Sorny – C’est l’un des plus importants marchés d’Europe avec l’Allemagne, le Royaume-Uni et la Scandinavie. Certes, il a été moins prioritaire dans son développement ces dernières années que ne l’ont été l’Allemagne et la Scandinavie, mais je pense que nous devrions voir des changements a court terme. Nous proposons actuellement trois vols par jour sur Paris CDG-Varsovie et un vol quotidien à Nice. Nous avons un projet de réouverture sur Lyon, une destination que nous avions desservie jusqu’en 2008. On aimerait bien aussi desservir Marseille. Tout dépendra du type d’appareil mais des Embraer auraient une capacité idéale de 90 à 110 sièges.

Quelle est la place de Budapest dans votre stratégie ?

Yann Saint-Sorny – Budapest est devenu notre second hub puisqu’il n’existe plus de compagnie nationale hongroise. Nous avons des vols sur une demi-douzaine de villes dont le London City Airport, Varsovie et Séoul. En mars prochain, nous passerons a deux vols quotidiens sur Bruxelles. Il existe aussi des projets de lignes pour l’été 2020 de Budapest vers l’Europe centrale, notamment Belgrade, Bucarest et Prague. Budapest a un bel avenir.