
Le timing est désormais arrêté. Après trois ans de retard, le lancement du TGV M entre dans sa dernière ligne droite. Selon un document interne de la SNCF que Voyages d’Affaires a pu consulter, c’est le lundi 9 novembre que les premiers voyageurs pourront embarquer à bord de ce TGV 5ème génération conçu par le constructeur français Alstom. Soit 45 ans après le premier TGV, inauguré par le nouveau président élu François Mitterrand le 22 septembre 1981 sur la première ligne à grande vitesse Paris-Lyon. Les voyageurs d’affaires retrouveront à bord du TGV M leur classe Optimum (ex-Business Première).
Réunissant la presse et des invités de la SNCF et d’Alstom, le voyage inaugural entre Paris et Marseille se déroulera lui le 6 novembre avec à bord de la rame Philippe Tabarot, le ministre des Transports, Jean Castex, le Pdg du Groupe SNCF, Jean-Aimé Mougenot, le nouveau directeur général de SNCF Voyageurs et Karine Dussert-Sarthe, la nouvelle directrice de TGV-Intercités.
Compte tenu du contexte social actuel, le président Emmanuel Macron, un temps pressenti, ne devrait pas être du voyage. A noter que cette inauguration interviendra le lendemain d’un mouvement de grève nationale qui pourrait être particulièrement suivi au sein de la SNCF car soutenu par les syndicats CGT Cheminots, UNSA ferroviaire, Sud Rail et CFDT Cheminots. Se feront-ils encore entendre le lendemain matin lors de ce départ très médiatique depuis la gare de Lyon ?

Des conseils aux équipes pour réussir ce lancement
Après moult retards liés à des problèmes techniques sur ce TGV présenté comme révolutionnaire, la SNCF estime donc avec ce lancement commercial que ce nouveau matériel roulant est désormais opérationnel pour assurer les liaisons Paris-Marseille. Elle annonce même dans son document que « des animations et des surprises accompagneront cette première semaine pour partager cet évènement avec [les] voyageurs ».
Toutefois elle reconnait dans ce document interne que des aléas peuvent encore se faire jour. Avec le risque de se faire taper sur les doigts par les voyageurs et les médias en cas de panne. « Ce lancement marque le début d’un déploiement progressif au rythme de la montée en fiabilité de ce nouveau matériel », précise en effet la SNCF. Pour éviter ces éventuels incidents qui ne manqueraient pas d’être abondamment repris et commentés, SNCF Voyageurs donne à ses équipes quelques conseils pour assurer au mieux ce lancement. Et de demander une attention toute particulière dans « la préparation de chaque circulation » de ce TGV dont la capacité en rame double atteint 1240 places, « dans la qualité de l’accueil » et l’attention portée aux voyageurs », mais aussi dans sa « capacité à réagir ensemble aux imprévus ». On en espère le moins possible après trois années d’essais et les centaines de milliers de kilomètres réalisés dans toutes les conditions par les premières unités livrées.




















