
La France qui dépasse l’Allemagne comme première destination pour les voyages d’affaires, des déplacements professionnels qui croissent à rythme plus élevé que les voyages loisirs au cours de la prochaine décennie : ce sont les chiffres prometteurs qui ressortent d’une une étude publiée par Accor et fondée sur des prévisions réalisées par la filiale d’Oxford Economics Tourism Economics.
Certes, le tourisme de loisirs restera de loin le premier motif de voyage en Europe avec plus de 670 millions d’arrivées attendues en 2036. Soit une hausse de +39 % par rapport à 2026. Mais, l’Europe n’étant pas qu’une destination vacances, le poids du continent dans le monde des affaires, du commerce ou de l’investissement va soutenir la venue de nombreux voyageurs professionnels pour dépasser les 160 millions d’arrivées en 2036, soit une croissance, de 50 %, plus élevée que pour le tourisme de loisirs.
Asie-Pacifique et Moyen-Orient en tête de la croissance
Cette progression attendue est à mettre en bonne part au crédit des arrivées professionnelles en provenance d’Asie-Pacifique (+118 %) et du Moyen-Orient (+112 %). Poussées par la Chine (+186 %), les Émirats arabes unis (+84 %) et l’Arabie saoudite (+58 %), ces deux régions devraient voir plus que doubler le nombre de voyageurs se rendant en Europe pour motif professionnel par rapport à la période actuelle. L’Afrique devrait également afficher une croissance soutenue (+63 %). Tandis qu’à titre de comparaison, le voyage d’affaires intra-européen ne progresserait « que » de 46 % et celui en provenance d’Amérique du Nord de 32 %.


Le contraste est d’ailleurs assez net avec les voyages de loisirs, où les écarts entre régions sont moins prononcés : +87 % pour l’Asie-Pacifique, +79 % pour le Moyen-Orient, +42 % pour l’Amérique du Sud, +23 % pour l’Amérique du Nord et +37 % pour l’Europe. Un taux de croissance certes plus faible, mais qui ne doivent pas faire oublier que le tourisme en Europe est dominé par les voyages intraeuropéens, plus des trois quarts des arrivées internationales (77 %) devraient ainsi provenir d’autres pays du Vieux Continent en 2036.
La France, futur premier pôle d’affaires européen
Côté destinations, la hiérarchie devrait aussi évoluer au profit de l’Hexagone. A l’horizon 2036, la France devrait en effet devenir le premier marché européen du voyage d’affaires, avec une croissance de 89 % sur la décennie. L’Allemagne, actuel leader, passerait au deuxième rang malgré une progression de 25 %, devant l’Autriche (+33 %). L’Espagne (+52 %) et le Royaume-Uni (+37 %) complètent le top cinq.






















